Un drame atroce a bouleversé la tranquillité du village Kaleya Bikuku, dans le groupement Tshinyama, secteur de Diofwa, territoire de Demba, au Kasaï Central, ce mardi 8 janvier 2026. Un enfant a été décapité par un homme décrit par les témoins comme souffrant de troubles mentaux.
Un acte de barbarie qui choque la communauté
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, l’auteur présumé aurait agi de manière soudainement violente, sans provocation apparente. La cruauté de l’acte a plongé la population dans la stupeur, provoquant une vague de colère incontrôlée.
Avant l’arrivée des autorités, les habitants, submergés par l’émotion, se sont livrés à une justice populaire, lynchant à mort l’auteur présumé du meurtre.
Un double drame révélateur de failles profondes
Ce drame met en évidence plusieurs problématiques sociétales : l’absence de prise en charge psychiatrique adéquate, la fragilité du système judiciaire local, et la récurrence de la justice populaire, souvent perçue comme seul recours dans des zones éloignées ou abandonnées par l’État.
Les autorités locales sont vivement interpellées pour ouvrir une enquête et répondre à l’urgence sécuritaire et sanitaire dans cette région. De leur côté, les organisations de défense des droits humains appellent à des campagnes de sensibilisation sur les troubles mentaux et à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions judiciaires.
La rédaction adresse ses condoléances les plus attristées à la famille de la jeune victime et invite la population au calme, à la retenue et au respect de la légalité, même en temps de grande douleur.
Franck Mubenga Bantu

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