C’est par l’implantation symbolique de la plante Juncao qu’a été officiellement lancé, ce mercredi 14 janvier, un vaste projet de lutte anti-érosive dans la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central. La cérémonie s’est tenue à l’esplanade de la commune de Ndesha, en présence de plusieurs autorités politico-administratives, de cadres techniques, ainsi que de différentes couches de la population locale.
Initiative du gouvernement provincial, ce projet ambitieux s’inscrit dans une dynamique de développement durable et de résilience environnementale. La fondation Tshietshiam pour le développement, chère au notable Clément Tshietshiam, en est partenaire de mise en œuvre.
Le programme vise principalement l’éradication des érosions, la protection des voies de desserte agricole, la stabilisation des sols, la production de champignons comestibles, ainsi que la création d’emplois au profit des communautés locales du Kasaï-Central.
Sur le site de lancement, le notable Clément Tshietshiam a personnellement effectué les constats techniques, soulignant l’urgence d’agir face à l’avancée inquiétante des têtes d’érosion qui menacent les infrastructures, les terres agricoles et les habitations.
Présidant la cérémonie au nom du gouverneur de province, le directeur de cabinet du chef de l’Exécutif provincial a salué l’initiative et vanté l’efficacité de la plante Juncao dans la lutte biologique contre l’érosion. Selon lui, les résultats obtenus ailleurs grâce à cette technologie sont largement probants.
« D’une manière générale, dans la lutte anti-érosive biologique, la méthode Juncao donne des résultats satisfaisants à près de 98,09 %. C’est une solution nettement plus efficace que les techniques traditionnelles utilisant des sacs ou certaines plantes comme le vétiver ou le bambou. Le système racinaire de Juncao est extrêmement dense et profond, ce qui permet une stabilisation rapide et durable du sol peu après la mise en place des plantules. Ainsi, le sol dégradé peut être progressivement récupéré », a-t-il déclaré.
Au-delà de son impact environnemental, le projet Juncao se distingue également par sa dimension socio-économique, notamment à travers la valorisation agricole et la production de champignons, offrant ainsi de nouvelles opportunités de revenus et d’emplois aux jeunes et aux femmes de la province.
Félix Kalemba



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