RDC : L’État engrange plus de 44 millions USD issus des ajustements pétroliers du second semestre 2025

Félix Mulumba
By -
0

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la validation d’un montant de 44.434.356 dollars américains en faveur du Trésor public, à l’issue d’un processus d’évaluation conduit par le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP).


La décision a été entérinée lors d’une réunion de travail tenue le jeudi 19 février à Kinshasa, au ministère de l’Économie nationale, selon un communiqué officiel consulté à cet effet.


Une régulation fondée sur l’analyse des structures de prix


Ce montant correspond aux manques à gagner initialement déclarés par les sociétés pétrolières opérant dans les zones de consommation Sud, Est et Nord du pays pour le second semestre 2025. Après examen des paramètres techniques, logistiques et financiers entrant dans la formation des prix des carburants, le CSPPP a certifié un gain global en faveur de l’État.


Ce travail s’inscrit dans le cadre du mécanisme de régulation du marché pétrolier national. Celui-ci repose sur l’évaluation périodique des structures de prix, incluant les coûts d’approvisionnement, de transport et de distribution, ainsi que les éventuelles compensations accordées aux opérateurs du secteur.


Les zones concernées présentent des réalités logistiques spécifiques qui influencent sensiblement la fixation des prix à la pompe, notamment en raison des contraintes d’acheminement et des variations des coûts internationaux.


Un apport significatif pour les finances publiques


Avec plus de 44 millions de dollars validés, cette opération constitue une ressource importante pour les finances publiques. Elle intervient dans un contexte où les autorités s’emploient à renforcer la mobilisation des recettes internes et à assurer une gestion plus rigoureuse des mécanismes de subvention liés aux produits pétroliers.


À travers cette certification, le CSPPP confirme son rôle stratégique dans le contrôle des paramètres tarifaires du secteur énergétique et dans la sauvegarde des intérêts de l’État face aux fluctuations du marché international des hydrocarbures.


Aucune indication précise n’a toutefois été donnée sur l’affectation de ces fonds. Les autorités réaffirment néanmoins leur volonté de poursuivre les réformes visant à rationaliser les dépenses publiques et à améliorer la gouvernance dans le secteur pétrolier.

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires

Enregistrer un commentaire (0)
3/related/default

Notre site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. En savoir plus