Kasaï 1 : scène choquante à Tshikapa, deux responsables des Écoles Conventionnées Islamiques en viennent aux mains

 


Une scène pour le moins regrettable s’est produite ce lundi 9 février 2026 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Le coordinateur provincial des Écoles Conventionnées Islamiques (ECI) du Kasaï 1, Hussein Kenda, et le coordinateur sous-provincial, Harouna Kisambu Kileza Shakiki, se sont violemment affrontés en plein jour, sous le regard médusé des passants et des enseignants.


Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, l’altercation trouve son origine dans une décision de suspension prise à l’encontre du coordinateur sous-provincial. Cette mesure disciplinaire, jugée injuste par M. Harouna Kisambu, aurait mis le feu aux poudres. Ce dernier affirme être à l’origine du signalement de la disparition de plusieurs ordinateurs, l’un des motifs pourtant évoqués dans sa suspension de trois mois.


Visiblement mécontent et refusant de se soumettre à cette décision, le coordinateur sous-provincial a poursuivi la discussion avec son supérieur hiérarchique. La tension est montée d’un cran jusqu’à dégénérer en bagarre physique à hauteur de Filaire, dans la commune de Dibumba 2. Les deux responsables en sont venus aux coups, provoquant stupeur et indignation parmi les témoins de la scène.


Pour rappel, dans sa lettre de suspension, Hussein Kenda reproche à son collaborateur plusieurs manquements graves, notamment la pratique d’antivaleurs et de népotisme, le remplacement abusif d’enseignants, l’insubordination à l’égard de la hiérarchie, ainsi que la perception illégale de frais de cartes de service estimés à dix dollars américains par chef d’établissement et par enseignant.


La correspondance administrative fait également état d’un détournement présumé de vingt ordinateurs et de vingt-deux chargeurs, destinés aux élèves du collège Madame Liliane depuis le 9 mai 2023. Des accusations que Harouna Kisambu Kileza Shakiki rejette en bloc, les qualifiant de sans fondement.


Du côté de l’administration, il est précisé que la décision prise par Hussein Kenda constituait une suspension préventive de vingt jours, période accordée à l’intéressé pour présenter sa version des faits. Malheureusement, la situation a pris une tournure inattendue et déplorable, ternissant l’image de la gestion éducative au sein des Écoles Conventionnées Islamiques du Kasaï 1.


Cette affaire, largement commentée à Tshikapa, relance le débat sur la gestion des conflits administratifs et la nécessité de privilégier le dialogue et les voies légales pour préserver la crédibilité des institutions éducatives.


Sadam Kapanda Wa Kapanda

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