Des actes de braconnage visant des espèces protégées ont été signalés dans les villages d’Osa et Mukama, situés dans le groupement Banamea, secteur des Babira-Bakwame, territoire de Punia, au nord de la province du Maniema, dans le centre-est de la République démocratique du Congo.
L’alerte a été lancée ce vendredi 20 février par la Société civile forces vives de Punia, qui dénonce des faits qualifiés de « criminalité faunique » attribués à un individu formellement identifié dans la zone.
Selon son président, Jean-Claude Ngoy, plusieurs cas d’abattage d’animaux protégés ont été documentés ces derniers mois. « Les 29 décembre 2025 et 11 février 2026, cet individu a tué respectivement un chimpanzé et un gorille à l’aide d’une arme à feu, en toute impunité, dans les villages de Mukama et Osa », a-t-il affirmé.
La même source indique que ces faits ne constituent pas un cas isolé. Pendant la période officielle de fermeture de la chasse, allant du 3 juillet au 3 octobre 2025, le suspect aurait également abattu un buffle. Des images et séquences vidéo de ces actes auraient circulé localement, renforçant l’indignation au sein de la communauté.
Viande écoulée dans les villages et carrières minières
D’après la Société civile, la viande issue de ces espèces protégées aurait été commercialisée dans différents villages du groupement Banamea ainsi que dans des carrières minières environnantes.
La zone concernée est située à proximité du Parc national de Kahuzi-Biega, une aire protégée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle, notamment pour la présence de gorilles de plaine de l’Est et d’autres espèces menacées.
Face à cette situation, la Société civile appelle les autorités territoriales et les services compétents en charge de la faune à ouvrir une enquête et à prendre des mesures dissuasives afin de mettre fin à ces pratiques, qui menacent la conservation des espèces et l’équilibre écologique de la région.

