Après près de deux mois de silence numérique, le territoire de Dekese, dans la province du Kasaï, a renoué avec le monde le dimanche 8 février 2026, grâce au rétablissement du réseau de communication Vodacom. Une reprise saluée par la population locale, mais qui a rapidement donné lieu à une vive polémique politique autour de la paternité de cette action.
À peine le signal stabilisé, plusieurs acteurs politiques originaires de Dekese ont revendiqué leur implication dans le retour du réseau, chacun cherchant à tirer le bénéfice politique de cette avancée technologique devenue vitale pour la population.
Face à cette situation, Célestin Buvundja, président provincial des ressortissants de Dekese vivant à Tshikapa, a tenu à rétablir les faits. Dans un échange avec la presse, il a clairement attribué le mérite de cette action au député national Adrien Bokele Djema, qu’il présente comme l’acteur principal du rétablissement du réseau.
Selon lui, la coupure prolongée était consécutive à une panne technique grave de l’antenne Vodacom, aggravée par des actes de vandalisme répétés, notamment le foudroiement et la détérioration des pièces par certains habitants, ce qui aurait découragé temporairement l’opérateur de télécommunications.
« Pendant près de trois mois, tout était abandonné. Vodacom était fatiguée de remplacer des pièces sans cesse endommagées », a expliqué Célestin Buvundja.
Il précise que c’est lors des vacances parlementaires de l’honorable Adrien Bokele Djema, en séjour à Dekese, que des discussions décisives ont été engagées avec les techniciens de Vodacom. Le député aurait alors pris l’engagement de prendre en charge financièrement la réparation, allant jusqu’à payer à plusieurs reprises des pièces endommagées, sur fonds propres, jusqu’à trouver un équipement compatible.
« Voir aujourd’hui certains politiciens se taper la poitrine pour ce rétablissement relève du pur populisme et d’une récupération politique malsaine », a-t-il martelé, dénonçant ce qu’il qualifie de distraction destinée à tromper la population.
Au-delà de cette controverse, le président des ressortissants de Dekese appelle la classe politique locale à se concentrer sur les véritables priorités du territoire, notamment la réhabilitation des routes, l’accès à l’eau potable, à l’électricité et à d’autres services sociaux de base.
Il invite enfin la population à ne pas se laisser séduire par des discours politiciens jugés séparatistes et opportunistes, portés par des acteurs « en mal de positionnement », et à rester vigilante face aux tentatives de manipulation.
Un retour du réseau certes salutaire pour Dekese, mais qui met une fois de plus en lumière les tensions politiques persistantes autour des actions de développement local.
Sadam Kapanda wa Kapanda

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