Kasaï Central : Délabrement du pont de la rivière Lulangu à Bakuampika, la population lance un cri d’alarme

 


La situation du pont jeté sur la rivière Lulangu, à Bakuampika dans le secteur de Tshibote (territoire de Demba), devient de plus en plus préoccupante. En état de délabrement très avancé, cette infrastructure vitale menace de s’effondrer à tout moment, exposant la population à de graves dangers.


Selon les témoignages recueillis sur place, le pont présente des fissures visibles, des planches pourries et une structure fragilisée, conséquence du manque d’entretien et des pluies répétées. Chaque traversée constitue désormais un véritable parcours du combattant, tant pour les piétons que pour les cyclistes ou les transporteurs de produits agricoles.


Une infrastructure stratégique menacée


Le pont de la rivière Lulangu est essentiel à la vie quotidienne des habitants. Il assure la liaison entre plusieurs villages du secteur de Tshibote et permet l’accès :


aux centres de santé,


aux écoles,


aux marchés locaux,


et à l’acheminement des produits agricoles vers le centre de Demba.



Son état dégradé accentue l’isolement des communautés rurales, freine les activités économiques et complique l’accès aux services sociaux de base.


Face à cette situation alarmante, les habitants de Bakuampika lancent un appel pressant aux autorités locales, provinciales et nationales. « Nous risquons nos vies chaque jour. Si rien n’est fait rapidement, ce pont va s’écrouler », alerte un habitant rencontré sur le site.


Les leaders communautaires et acteurs de la société civile dénoncent également l’abandon des infrastructures rurales, pourtant essentielles au développement du territoire.


Des solutions attendues


La population sollicite :


la réhabilitation immédiate ou la reconstruction du pont,


l’implication du gouvernement provincial du Kasaï Central,


le soutien des partenaires techniques et humanitaires,


et la mise en place d’un plan durable d’entretien des infrastructures dans le territoire de Demba.



En attendant une réponse concrète, les habitants de Bakuampika continuent de vivre dans la peur, espérant que leur cri d’alarme sera enfin entendu.


Franck Mubenga Bantu

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