À l’occasion de la Journée internationale de l’action en faveur du droit à la grève, célébrée le 18 février de chaque année, le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO), section du Kasaï Central, a rappelé l’importance du respect scrupuleux des étapes légales avant tout déclenchement d’un mouvement de grève.
Dans un entretien accordé à Actu-Service.net, Oscar Loleke, président provincial du SYECO/Kasaï Central, a souligné que la grève constitue une cessation collective et concertée du travail lorsque l’employeur ne respecte pas les clauses contractuelles convenues dans le cadre du contrat de travail.
Le responsable syndical a détaillé la procédure à suivre avant d’en arriver à cette extrémité. Selon lui, tout commence par un dialogue permanent et des négociations franches entre les travailleurs et l’employeur. Si ces échanges aboutissent à une solution satisfaisante, la menace de grève est levée. En revanche, en cas d’échec, un avertissement assorti d’un moratoire doit être adressé à l’employeur. Si aucune suite favorable n’est donnée après ce délai, le syndicat saisit l’autorité compétente pour encadrer légalement le mouvement, avant d’envisager la grève proprement dite.
Oscar Loleke insiste sur la nécessité de privilégier la voie du dialogue, surtout lorsque certaines initiatives de grève ne respectent pas les dispositions légales. Il met en garde les travailleurs contre les mouvements non autorisés par leur organisation syndicale, rappelant que de telles actions peuvent exposer les grévistes à des poursuites judiciaires, sans possibilité d’assistance du syndicat.
Par ailleurs, le président provincial rappelle que le droit de grève est garanti par la Constitution et les lois en vigueur en République démocratique du Congo. Il invite ainsi les employeurs à honorer leurs engagements contractuels afin d’éviter des tensions inutiles et de préserver un climat social apaisé.
En cette journée commémorative, le SYECO/Kasaï Central réaffirme son engagement en faveur d’un syndicalisme responsable, fondé sur le respect de la loi et la recherche permanente du dialogue social.
Isaac Mupoyi Tshimuenyi

