20e anniversaire de la loi fondamentale de la RDC : l’ANVC appelle à la révision de la Constitution jugée obsolète

Félix Mulumba
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18 février 2006 - 18 février 2026, 20 ans jours pour jours depuis la promulgation de la loi fondamentale de la République démocratique du Congo. À cette occasion, l’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) a appelé à la révision de la Constitution, qu’elle juge aujourd’hui dépassée et inadaptée aux réalités politiques et sociopolitiques actuelles du pays, a-t-on appris ce jeudi 19 février de source associative.


Selon cette structure, la Constitution en vigueur ne répondrait plus aux attentes profondes de la population et ne serait plus en harmonie avec l’évolution de la société congolaise, marquée par de nouveaux défis institutionnels, politiques et sociaux.


« La Constitution actuelle est devenue obsolète. Elle ne s’adapte plus aux réalités politiques et sociopolitiques du pays, d’où notre appel à sa révision afin qu’elle soit conforme aux valeurs républicaines actuelles », a indiqué la coordonnatrice national de l’ANVC.


Cette organisation estime que la loi fondamentale doit être un instrument vivant, capable d’évoluer avec les exigences de la gouvernance moderne et de refléter les aspirations nationales, notamment en matière de justice, de stabilité institutionnelle et de consolidation de l’État de droit.


Dans cette dynamique, l’ANVC a rappelé avoir déposé une pétition au Parlement, soutenue par plus de cent mille (100.000) signatures, dans le but d’obtenir la révision de la Constitution. Pour l’association, cette initiative traduit une volonté citoyenne manifeste de voir le pays se doter d’un texte constitutionnel mieux adapté au contexte actuel.


D’après la même source, la révision constitutionnelle envisagée devrait permettre de corriger certaines faiblesses contenues dans la Constitution actuelle et de renforcer les mécanismes institutionnels, afin d’améliorer la gouvernance et la cohésion nationale.


L’ANVC a par ailleurs souligné que cette démarche ne vise pas à fragiliser les institutions, mais plutôt à moderniser le cadre juridique suprême de l’État afin qu’il réponde efficacement aux défis contemporains auxquels la RDC est confrontée.


Pour cette association, une Constitution qui ne suit pas l’évolution d’une société risque de devenir un obstacle au progrès démocratique et à la stabilité du pays. Elle a ainsi invité les autorités compétentes à examiner cette requête avec attention, dans l’intérêt supérieur de la nation.


Cet appel de l’ANVC relance le débat sur la révision constitutionnelle en RDC, un sujet récurrent dans la vie politique nationale et souvent présenté comme un enjeu majeur pour l’avenir institutionnel du pays.

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