La Coordination provinciale du Kasaï de l’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) a pour sa part exprimé sa préoccupation compte tenu des perquisitions menées en Belgique dans le cadre d’une enquête judiciaire qui viserait des proches du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.
Dans un mémo de protestation et de dénonciation daté du 19 octobre à Tshikapa lu par Me Quasi Kambandila, chargé des questions juridiques au sein de l’ANVC, cette structure, coordonnée par Franck Tshilomba, dénonce ce qu’elle considère comme une possible atteinte à la dignité des institutions congolaises et à la souveraineté nationale.
L’ANVC-Kasaï estime que les relations entre la République démocratique du Congo et la Belgique doivent reposer sur le respect mutuel, l’égalité entre les États et une coopération judiciaire transparente.
Elle appelle ainsi à éviter toute démarche susceptible d’être perçue comme une attitude de domination ou de mépris envers le peuple congolais.
Toutefois, l’association rappelle que la défense de la souveraineté nationale doit aller de pair avec le respect du droit international et des garanties judiciaires.
Elle souligne notamment l’importance de la présomption d’innocence, du droit à un procès équitable et de l’indépendance de la justice.
Pour rappel, des perquisitions ont été menées le 14 octobre 2026 à Bruxelles et en Wallonie dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment.
Le dossier concerne des plaintes visant plusieurs membres de la famille présidentielle, en lien avec des allégations relatives à l’exploitation des ressources minières dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
Jovanie Pasua Buloba
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