De l’évangélisation à la gouvernance mondiale, le fondateur de Kenene Ministries défend un modèle d’organisation fondé sur les principes chrétiens, avec une structure composée d’un président, de cinq ministres d’État, de douze ministres conseillers et de sept conseillers de distinction.
Associer l’évangélisation, le leadership chrétien et l’organisation des sociétés à l’échelle mondiale. Telle est l’ambition portée par João Sunga Kenene, fondateur de Kenene Ministries, à travers une vision spirituelle qu’il affirme avoir reçue entre 1999 et 2000.
Selon le récit présenté par son ministère ce lundi 12 octobre 2026 depuis Paris, cette vision dépasse le cadre traditionnel de la prédication chrétienne pour proposer un modèle de gouvernance inspiré des Écritures bibliques. Elle repose sur la conviction que la transformation des sociétés doit commencer par le renouvellement intérieur de l’être humain, avant de se traduire dans la conduite des institutions et la gestion des affaires collectives.
Lors d’un entretien accordé à la presse internationale à Bruxelles en 2007, João Sunga Kenene a exposé les grandes lignes de cette vision et son ambition de promouvoir un réveil spirituel susceptible de toucher plusieurs nations.
À travers Kenene Ministries, il entend développer l’évangélisation au moyen des médias, notamment la presse écrite, la radio, la vidéo, la télévision et Internet. Son initiative vise particulièrement les communautés chrétiennes d’Europe et d’Afrique, avec une attention annoncée aux populations angolaises.
Le projet entend également encourager l’émergence d’évangélistes et d’enseignants chrétiens capables de diffuser le message biblique au-delà des frontières nationales.
Au centre de cette démarche figure la transformation intérieure de l’être humain, illustrée par le passage d’Ézéchiel 36, verset 26, qui évoque le remplacement du cœur de pierre par un cœur de chair.
Dans l’interprétation défendue par João Sunga Kenene, cette référence biblique traduit la nécessité de dépasser l’indifférence et la dureté pour privilégier l’amour, la justice et la responsabilité.
Cette approche place ainsi les valeurs spirituelles au cœur de la réflexion sur le leadership. La gouvernance ne devrait pas se limiter à l’élaboration des lois ou à la gestion des ressources, mais également tenir compte de l’intégrité des personnes appelées à exercer des responsabilités.
Toutefois, la traduction de convictions religieuses en principes de gouvernance soulève aussi la question du respect de la liberté de conscience et de la diversité culturelle et religieuse des peuples.
Selon le témoignage de son fondateur, la vision de Kenene Ministries s’appuie sur une représentation du globe terrestre peuplé de chrétiens en adoration, associée à une structure destinée à organiser le gouvernement du monde.
João Sunga Kenene présente cette expérience comme l’origine d’un modèle de gouvernance mondiale chrétienne, articulé autour de quatre composantes principales.
La première est un président, auquel est associée la référence à Jean 14, verset 6, où Jésus se présente comme « le chemin, la vérité et la vie ». Cette fonction symbolise la direction et l’orientation spirituelle du système.
La deuxième composante comprend cinq ministres d’État, en référence aux apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs mentionnés dans Éphésiens 4, verset 11. Ces fonctions sont présentées comme des repères pour la coordination et l’édification spirituelle.
Le troisième niveau réunit douze ministres conseillers, dont le rôle serait de participer à l’orientation des décisions et à l’application des directives présidentielles. Leur nombre renvoie notamment à la tradition biblique des douze apôtres.
Enfin, sept conseillers de distinction seraient chargés des questions financières et économiques. Cette composante traduit l’importance accordée à l’administration des ressources et à la coordination économique dans le modèle proposé.
Dans son projet, João Sunga Kenene envisage un président chrétien placé à la tête d’un gouvernement mondial, avec une représentation continentale assurée par des ministres d’État chargés de coordonner les États de leurs régions respectives.
Les douze ministres conseillers contribueraient à l’orientation des décisions, tandis que les sept conseillers de distinction interviendraient dans la supervision des questions financières et économiques.
Cette organisation entend ainsi associer direction, conseil, représentation territoriale et gestion des ressources dans un cadre inspiré des Écritures.
Il importe néanmoins de distinguer la vision spirituelle exposée par Kenene de l’existence d’une institution politique mondiale effective. Les éléments présentés décrivent un projet porté par son fondateur, mais ne suffisent pas à établir sa mise en œuvre institutionnelle ni l’adhésion des États à ce modèle.
Au-delà de son ambition internationale, cette vision met en avant plusieurs principes susceptibles d’alimenter la réflexion sur le leadership chrétien.
Le premier est le service. Dans Marc 10, verset 43, l’enseignement de Jésus présente la grandeur comme une vocation à servir les autres plutôt qu’à exercer une domination.
Le deuxième concerne l’intégrité dans la gestion. Toute organisation qui aspire à influencer la société doit pouvoir démontrer sa capacité à administrer ses ressources avec transparence, à rendre compte de ses décisions et à évaluer ses résultats.
Le troisième principe est celui de l’unité dans la diversité. Une vision qui se veut universelle doit prendre en considération les différences culturelles, linguistiques et religieuses, tout en préservant la liberté de conscience.
Ces exigences constituent des critères essentiels pour apprécier la portée pratique d’un projet de gouvernance inspiré par la foi.
La vision présentée par João Sunga Kenene, qu’il situe entre 1999 et 2000 et qu’il affirme avoir exposée à Bruxelles en 2007, associe évangélisation, formation des responsables et réflexion sur l’organisation du monde.
À travers Kenene Ministries, son fondateur entend promouvoir un réveil chrétien en Europe, en Afrique et au-delà. La structure envisagée, composée d’un président, de cinq ministres d’État, de douze ministres conseillers et de sept conseillers de distinction, traduit sa volonté de donner une forme organisée à cette ambition.
La portée de cette initiative dépendra toutefois de sa capacité à se traduire en actions concrètes, évaluables et conformes aux principes de justice, de paix, de solidarité et de respect de la dignité humaine.
La question centrale reste donc celle de la contribution des valeurs évangéliques au renouvellement du leadership et au bien commun, dans un monde marqué par la diversité des peuples et des convictions.
Service de communication et de presse de Kenene Ministries
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