Une avenue située en plein centre-ville de Tshikapa, dans la province du Kasaï, est devenue un véritable foyer d'insalubrité. Envahée par des déchets et des eaux stagnantes depuis plus d'une année, cette voie publique suscite l'indignation de la Société civile Bonne Gouvernance, qui exige une intervention urgente des autorités compétentes.
Située dans la commune de Kanzala, où se trouvent les institutions provinciales, cette artère relie le boulevard Lumumba aux abords de la Clinique de Kanzala. Son état de dégradation complique la circulation et expose les habitants à des risques sanitaires.
Dans une déclaration parvenue à la presse, Gilbert Ngoyi, coordonnateur de la Société civile Bonne Gouvernance à Tshikapa, dénonce l'absence de mesures concrètes pour mettre fin à cette situation qui perdure.
Selon lui, les autorités provinciales, urbaines et communales traversent régulièrement cette partie de la ville sans apporter de solution au problème.
L'acteur de la société civile relève également une contradiction entre les appels des autorités aux travaux communautaires d'assainissement, communément appelés « salongo », et la persistance de ce dépotoir à proximité d'une structure sanitaire.
Il estime que l'accumulation des immondices et des eaux stagnantes constitue une menace pour la santé des riverains, tout en portant atteinte au droit de la population à un environnement sain.
Face à cette situation, Gilbert Ngoyi interpelle directement le gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi, le maire intérimaire de Tshikapa, Jean-Pierre Ntumba Kashala, ainsi qu'Esther Badibiabia, afin qu'une solution durable soit apportée à l'insalubrité de cette avenue.
La Société civile Bonne Gouvernance appelle également les habitants des environs à cesser de déverser leurs déchets sur cette voie publique, soulignant que la préservation de l'environnement relève aussi de la responsabilité citoyenne.
Pour accentuer la pression sur les autorités, Gilbert Ngoyi annonce qu'un nom sera attribué à cette étendue d'eaux stagnantes dans un délai de deux semaines si aucune intervention n'est entreprise.
Cette initiative symbolique vise à attirer davantage l'attention sur la dégradation du cadre de vie au centre de Tshikapa et sur la nécessité d'une politique d'assainissement efficace.
Sadam Kapanda
Enregistrer un commentaire