L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) salue, ce mercredi 7 octobre 2026, la démarche entreprise à Paris par le Fonds national des réparations des victimes (Fonarev), qui a porté la question des victimes des violences et des crimes commis en République démocratique du Congo jusque dans l’enceinte du Sénat français.
Une délégation du Fonarev, accompagnée de la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR) et du CEFOK, a été reçue au Sénat français dans le cadre d’échanges consacrés notamment à la reconnaissance internationale des génocides perpétrés en RDC, à la justice et aux mécanismes de réparation.
Pour l’ANVC, cette démarche constitue une étape importante dans le travail de plaidoyer en faveur des victimes congolaises. Elle permet de faire entendre, au-delà des frontières nationales, la nécessité de reconnaître les souffrances subies par les populations civiles et de maintenir la question des réparations au centre des discussions internationales.
L’association relève particulièrement le travail accompli sous la direction générale de Patrick Fata Makunga, dont l’action contribue à donner davantage de visibilité à la cause des victimes. À travers les missions du Fonarev, la question de la réparation ne se limite plus à la seule indemnisation, mais englobe également la reconnaissance des préjudices, la mémoire, l’accompagnement et la restauration de la dignité des victimes.
L’ANVC considère ainsi que la présence du Fonarev au Sénat français traduit la volonté de porter le plaidoyer congolais auprès des institutions et partenaires internationaux. Les échanges avec Hélène Conway-Mouret, vice-présidente de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, ainsi qu’avec le sénateur Ahmed Laouedj, ont notamment permis de présenter les missions de l’institution congolaise et les enjeux liés à la justice et à la réparation.
Pour l’Association nationale des victimes du Congo, cette dynamique mérite d’être encouragée et renforcée. Elle estime que la reconnaissance internationale des crimes commis en RDC doit aller de pair avec des mécanismes concrets permettant aux victimes et à leurs communautés de retrouver leur dignité et de reconstruire leur avenir.
L’ANVC encourage donc le Fonarev à poursuivre ce travail de plaidoyer international et salue particulièrement l’engagement de son directeur général, Patrick Fata, dans la défense de la mémoire et des droits des victimes. L’association estime que chaque initiative permettant de faire connaître leur situation et de mobiliser davantage de partenaires constitue une avancée dans la longue marche vers la justice et les réparations.
Cette démarche s’inscrit dans la mission même du Fonarev, créé pour reconnaître, accompagner et réparer les préjudices subis par les victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.
Félix Mulumba


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