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samedi 31 octobre 2026

Mwene-Ditu : le REAVEC Disua Dia Nzambi mise sur 7 priorités stratégiques pour 2027


Le Réseau des associations villageoises d’épargne et de crédit (REAVEC) Disua Dia Nzambi entend franchir une nouvelle étape de son développement en renforçant sa gouvernance, ses capacités opérationnelles et son accompagnement des communautés. L’organisation a présenté, vendredi 30 octobre 2026, son bilan d’activités, son nouveau dispositif de gouvernance et ses orientations stratégiques pour l’année 2027.


Présentant cette nouvelle vision, le Dr Romain Muya Kaluila, coordonnateur de la Cellule locale de coordination (CLC) Disua Dia Nzambi et coordonnateur national du REAVEC, a insisté sur la nécessité de professionnaliser progressivement le réseau afin de renforcer son impact socio-économique auprès des communautés.


Pour lui, l’année 2027 devra marquer un tournant dans l’évolution de cette organisation, avec le passage progressif d’un réseau communautaire d’encadrement des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) à une structure professionnelle, mieux organisée et capable de conduire des initiatives de développement à plus grande échelle.


41 structures communautaires accompagnées dans deux provinces

Dans son bilan, le Dr Romain Muya Kaluila a indiqué que le réseau accompagne actuellement 41 structures communautaires réparties dans deux provinces.


La province de Lomami compte 29 AVEC, notamment dans la ville de Mwene-Ditu et le territoire de Kamiji. Le Kasaï-Oriental en compte 12, encadrées à travers la CLC Nzaba, basée à Mbuji-Mayi.


Ces structures regroupent plus de 1 400 membres actifs, dont 1 007 dans la province de Lomami et plus de 400 au Kasaï-Oriental.


L’accompagnement proposé porte principalement sur la gestion de l’épargne, des parts sociales, des crédits, des remboursements et des fonds sociaux. Il concerne également la tenue des documents administratifs et financiers ainsi que la résolution des conflits internes.


Parmi les réalisations présentées figure aussi l’acquisition de 10 hectares de terres destinées à des activités agricoles, à l’élevage, à l’agroforesterie et à la formation des membres.


Le réseau met également en avant sa contribution à la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027, le développement de partenariats institutionnels et plusieurs initiatives de solidarité communautaire. Le programme BONANA, consacré notamment aux enfants, aurait déjà bénéficié à plus de 600 d’entre eux, selon le bilan présenté.

Une nouvelle organisation pour renforcer la gouvernance


Le REAVEC Disua Dia Nzambi prévoit une répartition plus structurée des responsabilités afin d’améliorer la coordination de ses activités et la redevabilité dans sa gestion.


Au sein de la Cellule locale de coordination Disua Dia Nzambi, chargée du pilotage des activités d’épargne communautaire et de l’encadrement des AVEC, les responsabilités sont réparties comme suit :


Coordonnateur : Dr Romain Muya Kaluila ;


Secrétaire : Matthieu Kazadi Kabeya ;


Trésorier : Yone Chakob Chong'Ingompo ;


Responsable du suivi et de l’évaluation : Bacoeur Bamoyi Tshimanga.



Sur le plan de la représentation institutionnelle et de la coordination géographique, le réseau s’appuie également sur les responsables suivants :


Coordonnateur national : Dr Romain Muya Kaluila ;


Coordonnateur provincial de Lomami : Matthieu Kazadi Kabeya ;


Coordonnatrice de la ville de Mwene-Ditu : Lucie Mujinga Kalala ;


Coordonnateur territorial de Kamiji : Bacoeur Bamoyi Tshimanga.



Cette organisation vise à clarifier les responsabilités, à améliorer la circulation de l’information et à assurer un meilleur suivi des activités sur le terrain.


Sept priorités stratégiques pour 2027


Pour concrétiser sa transformation institutionnelle, le REAVEC Disua Dia Nzambi a défini sept priorités pour l’année 2027.


La première consiste à installer un bureau physique permanent qui servira de centre administratif et opérationnel pour accueillir les membres, centraliser les documents et organiser les réunions et les formations.


La deuxième porte sur la mise en place progressive d’un personnel technique et administratif permanent, notamment dans les domaines des programmes, des finances, du suivi-évaluation, de la communication et du renforcement des capacités.


La troisième prévoit l’instauration d’un cadre régulier de travail, avec des horaires fixés du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h, tandis que les réunions et les activités communautaires seront organisées les samedis.


La quatrième priorité concerne l’actualisation des statuts et du règlement intérieur afin de clarifier les responsabilités, les droits et les obligations des membres ainsi que les mécanismes de contrôle interne.


La cinquième vise la numérisation de la gestion des AVEC. Le réseau entend mettre en place un système informatique permettant d’enregistrer les membres et de suivre les épargnes, les crédits, les remboursements et les fonds sociaux, tout en facilitant la production des rapports.


La sixième porte sur la création d’un site web institutionnel destiné à présenter l’identité du réseau, ses réalisations, ses projets et ses partenaires.


Enfin, la septième priorité concerne l’intégration du REAVEC dans les différentes plateformes humanitaires et de développement, particulièrement dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l’agriculture, de la protection communautaire, de la lutte contre les violences basées sur le genre et de l’autonomisation économique des femmes.


Quatre axes pour renforcer les activités communautaires


Au-delà des réformes institutionnelles, le réseau prévoit de développer quatre grands axes programmatiques en 2027.


Le premier est consacré au développement agropastoral et agroforestier. Les 10 hectares déjà acquis seront progressivement valorisés à travers la culture du maïs, du manioc et des haricots, le maraîchage, l’élevage de volailles et de porcs ainsi que les plantations agroforestières.


Le deuxième axe porte sur la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), les exploitations et abus sexuels (EAS) ainsi que le harcèlement sexuel (HS). En collaboration notamment avec l’ONGD PAHAKA, le réseau envisage des actions de sensibilisation, de formation, d’accompagnement psychosocial et d’orientation des victimes vers les services spécialisés.


Le troisième axe concerne l’autonomisation économique des membres. Des formations en éducation financière, en comptabilité simplifiée, en gestion des petites entreprises et en entrepreneuriat féminin et des jeunes devraient être renforcées. L’objectif est d’aider les membres à transformer leur capacité d’épargne en investissements productifs.


Le quatrième axe est consacré aux programmes sociaux en faveur des membres. Trois rendez-vous annuels sont prévus : BONANA, pour la solidarité envers les enfants et les familles membres ; PÂQUES, pour l’appui alimentaire aux ménages ; et la RENTRÉE SCOLAIRE, pour soutenir les parents à travers des initiatives de mobilisation et d’appui en fournitures scolaires.


Ces programmes devraient fonctionner sur la base de souscriptions volontaires, de budgets prévisionnels et de critères transparents.


Les AVEC appelées à renforcer leur discipline de gestion


Dans cette nouvelle dynamique, le coordonnateur national a également appelé les présidents, secrétaires, trésoriers et autres membres des comités des associations villageoises d’épargne et de crédit à davantage de responsabilité.


À partir de 2027, chaque AVEC devra notamment tenir régulièrement ses réunions hebdomadaires, actualiser ses documents administratifs et financiers, garantir la transparence dans la gestion des épargnes et des crédits, tenir à jour les registres des membres et produire des rapports d’activités.


Un mécanisme de suivi périodique sera également instauré afin d’évaluer les performances des différentes structures et d’accompagner celles qui rencontrent des difficultés.


Un calendrier de mise en œuvre progressif


Le plan d’action prévoit un déploiement progressif des réformes et des activités au cours de l’année 2027.


De janvier à mars, le réseau prévoit d’engager la numérisation de la gestion, la formation des responsables, le lancement des initiatives agropastorales et le renforcement des partenariats.


D’avril à juin, les efforts seront concentrés sur le développement des activités économiques, agricoles et agroforestières, avec une évaluation intermédiaire des réalisations.


De juillet à septembre, le REAVEC entend consolider les activités, organiser le programme BONANA, procéder à une évaluation annuelle et préparer son plan d’action pour 2028.


Le REAVEC veut renforcer ses partenariats


À travers ces différentes orientations, le Dr Romain Muya Kaluila ambitionne de positionner le REAVEC Disua Dia Nzambi comme un partenaire opérationnel communautaire auprès des organisations humanitaires, des institutions et des partenaires techniques et financiers.


En clôturant sa présentation, il a appelé l’ensemble des structures membres à s’approprier les nouvelles orientations et à participer activement à leur mise en œuvre.


Il a rappelé que la réussite du réseau dépend de l’engagement de toutes ses structures, soulignant que le développement durable repose notamment sur la bonne gouvernance, la discipline et la solidarité.


Zéphirin Tshimanga Mukadi

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