L'impaiement dans plusieurs cabinets politiques de la province du Kasaï, fait parlé dans tous les sens, dans l'opinion, les uns choisissent les murmures alors que les autres lèvent la voix et invite les autorités à réagir aussi vite sur cette question.
Parmi les voix compte celle de Marcel Muenyi, expert en audit et conformité bancaire, qui interpelle le Ministère provincial du Budget au Kasaï, face aux retards de paiement qui affectent depuis plusieurs mois les membres des cabinets politiques, tout en soulevant des préoccupations concernant le suivi et l’évaluation de l’exécution du budget provincial.
Prenant parole dans une intervention publique, cet expert, considère la gestion budgétaire ne devrait pas se limiter à l’élaboration du budget annuel. Elle exige également un suivi régulier des recettes et des dépenses, l’évaluation du taux d’exécution budgétaire, l’analyse des écarts entre les prévisions et les réalisations ainsi que la formulation de mesures correctives.
« Où en est l’exécution du budget provincial du Kasaï pour l’exercice 2026 ? Quel est le taux de réalisation des recettes et d’exécution des dépenses ? », s’interroge t-il, appelant à davantage de transparence dans la gestion des finances publiques provinciales.
Muenyi Milongo soulève également la question de la tenue des conférences budgétaires et des évaluations périodiques, considérées comme des cadres importants pour examiner les performances budgétaires, identifier les difficultés et proposer des solutions adaptées.
Il estime que le Ministère provincial du Budget doit pouvoir présenter des informations précises sur les crédits budgétaires autorisés, les dépenses exécutées, les écarts constatés et les mesures prises pour améliorer la gestion des ressources publiques.
L’expert insiste par ailleurs sur la nécessité de renforcer la reddition des comptes, le contrôle de l’exécution budgétaire et la transparence dans l’utilisation des deniers publics. À ses yeux, ces mécanismes sont indispensables pour permettre aux autorités compétentes d’apprécier la conformité des dépenses aux prévisions budgétaires et aux priorités de la province.
Concernant les retards de paiement des membres des cabinets politiques, qui dureraient depuis plusieurs mois, il appelle à clarifier la situation des crédits prévus à cet effet et à identifier les causes exactes du blocage.
Pour lui, le ministre provincial du Budget doit jouer pleinement son rôle dans le suivi de l’exécution budgétaire, l’analyse des écarts, la régulation des crédits relevant de ses compétences et l’alerte des autorités provinciales en cas de difficultés.
Il souligne toutefois que l'identification des responsabilités nécessite de distinguer les problèmes de programmation budgétaire, de disponibilité des crédits et de trésorerie, ainsi que les éventuels blocages intervenant dans la chaîne de la dépense publique.
L’économiste appelle ainsi à une gestion budgétaire axée sur les résultats, la transparence, la responsabilité et la redevabilité, estimant que le budget provincial doit constituer un véritable instrument de pilotage de l’action publique au bénéfice de la population du Kasaï.
Considérant que ces cabinets sont pour la plupart remplis de jeunes, il invite donc à une solution rapide pour soulager les esprits et sécurisé les travailleurs.
Certaines indiscrétions font état d'un retard cumulé de 9 mois d'impaiement dans plusieurs cabinets, situation qui pose la question de la sécurité professionnelle.
Gustave Kabeya
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