La tension monte à l’Institut d’enseignement médical (IEM) de Tshikapa, dans la province du Kasaï. Les élèves s’opposent au retour de leur ancien préfet, TSHIASUMA, après deux ans d’absence. Ils menacent de boycotter les cours si les autorités provinciales ne trouvent pas une solution à leur revendication.
Dans une déclaration adressée au gouverneur du Kasaï le jeudi 22 octobre 2026, dont une copie est parvenue à notre rédaction, les apprenants formulent plusieurs griefs à l’encontre de ce responsable scolaire.
Ils dénoncent notamment des comportements qu’ils jugent inappropriés envers les élèves, notamment des injures et des intimidations, ainsi qu’une mauvaise gestion de l’établissement et des sanctions qu’ils estiment injustifiées.
Les signataires de la déclaration évoquent également des soupçons de détournement des frais scolaires, l’instauration présumée de frais supplémentaires liés aux jurys et aux travaux pratiques, le manque de recherche scientifique et le non-respect des programmes d’enseignement. Ils reprochent par ailleurs à l’ancien préfet une longue période d’absence au sein de l’institution.
Face à cette situation, les élèves rejettent son retour à la tête de l’IEM et conditionnent la reprise normale des cours à une intervention des autorités provinciales.
Contacté au sujet de ces accusations, le préfet TSHIASUMA les rejette catégoriquement. Il dénonce une tentative de manipulation des élèves par des personnes qu’il accuse de vouloir déstabiliser l’établissement. Il appelle au calme et invite les autorités à ne pas céder à ce qu’il considère comme une manœuvre.
En attendant une éventuelle décision du gouverneur de province, la situation demeure tendue au sein de l’IEM de Tshikapa. Les élèves attendent une réponse des autorités, tandis que les accusations formulées contre le préfet restent contestées.
Sadam Kapanda wa Kapanda
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