Le Sous-Cluster Violences basées sur le genre (VBG) du Kasaï dénonce l’absence de femmes à la tête des 25 sous-divisions provinciales de l’éducation des provinces éducationnelles Kasaï 1 et Kasaï 2. Dans une déclaration rendue publique le jeudi 8 octobre 2026 à Tshikapa, cette structure appelle les autorités à tenir davantage compte de l’égalité de genre dans les prochaines nominations.
Dans ce document signé par son colead, Clément Joseph Muyaya, et dont une copie est parvenue à notre rédaction, le Sous-Cluster VBG exprime sa « profonde préoccupation » face à cette situation. Selon cette structure, aucune femme n’a été nommée à la tête des 25 sous-divisions concernées.
Tout en reconnaissant que les nominations doivent reposer sur les compétences, l’expérience et l’intégrité des candidats, le Sous-Cluster estime que les mécanismes de nomination constituent un levier important pour favoriser l’accès des femmes aux postes de décision.
« La situation actuelle soulève une question légitime sur la cohérence entre les engagements institutionnels en matière d’égalité de genre et leur mise en pratique dans les espaces de décision », souligne la déclaration.
Pour cette structure engagée dans la lutte contre les violences basées sur le genre, la promotion de l’égalité ne doit pas se limiter aux discours, aux campagnes de sensibilisation ou aux activités communautaires. Elle doit également se traduire par une participation effective des femmes aux instances de décision, notamment dans le secteur de l’éducation.
Le Sous-Cluster VBG recommande ainsi la prise en compte de la dimension genre lors des prochaines nominations, une représentation plus équilibrée des femmes et des hommes dans les instances décisionnelles, du niveau provincial au niveau local, ainsi que la valorisation des compétences et du leadership féminin dans le secteur éducatif.
La structure entend également poursuivre son plaidoyer en faveur d’une participation significative des femmes aux espaces de décision. Elle rappelle que l’égalité de genre relève d’une responsabilité collective et appelle à un « dialogue constructif avec les autorités » afin de renforcer la prise en compte des principes de parité et d’égalité des chances dans la gouvernance éducative au Kasaï.
Sadam Kapanda wa Kapanda
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