Le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité en République démocratique du Congo, Aimé Sakombi Molendo, a lancé ce lundi 5 octobre 2026 les travaux de construction de la première phase de l’usine de traitement d’eau potable de Lulua, à Kananga, dans la province du Kasaï-Central. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence du gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu N’Konko, ainsi que de plusieurs autorités nationales, provinciales et locales, au village Tshibambula. Le projet est mis en œuvre par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O).
Par Félix Mulumba Kalemba
Cette première phase de l’usine, construite dans le cadre du Projet d’Accès, de Gouvernance et de Réforme des secteurs de l’Électricité et de l’Eau (AGREE), avec le financement de la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA), aura une capacité nominale de 75 000 mètres cubes d’eau potable par jour.
Les travaux prévoient notamment la construction d’un ouvrage de captage sur la rivière Lulua, des installations de traitement, des conduites de refoulement et de distribution ainsi que des réservoirs de stockage. L’objectif est d’accroître la production d’eau potable et d’améliorer progressivement la desserte des habitants de Kananga.
Prenant la parole à cette occasion, le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu N'kongo, a salué le lancement de ce projet, qu’il considère comme une étape importante dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans la province. Il a estimé que la pose de la première pierre constitue bien plus qu’un acte symbolique, puisqu’elle marque le début d’une initiative attendue par la population et susceptible d’améliorer concrètement ses conditions de vie.
« La pose de cette première pierre est bien plus qu’un acte symbolique. Elle marque le début d’un projet attendu par nos populations et porteur d’un changement concret dans leurs conditions de vie. La population centra-kasaïenne accueille cette initiative avec beaucoup d’espoir et attend légitimement qu’elle produise les résultats annoncés », a déclaré le numéro 1 de la province.
Il a, par ailleurs, exprimé sa « profonde gratitude » au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son engagement en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la population, estimant qu’à travers ce projet, « la volonté du chef de l’État de renforcer l’accès aux services sociaux de base trouve une traduction concrète dans notre province du Kasaï-Central ».
Le gouverneur a également remercié le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité pour son implication et sa présence à Kananga, soulignant que cet engagement « témoigne de l’attention accordée aux besoins de notre province et de la volonté du gouvernement central d’y apporter ».
Cette infrastructure intervient dans un contexte marqué par les difficultés d’accès à l’eau potable dans plusieurs quartiers de la ville. L’extension de Kananga et les capacités limitées des installations existantes contraignent encore certains ménages à parcourir de longues distances pour s’approvisionner ou à recourir à des sources dont la qualité sanitaire n’est pas toujours garantie.
L’usine de Lulua fait partie d’un programme plus large comprenant également le captage de Tshibashi, la réhabilitation et l’extension de l’usine de Kanyuka, les ouvrages de stockage de Ndesha et Palace, ainsi que l’extension des réseaux de distribution et la création de nouveaux points d’accès à l’eau.
À l’horizon 2029, l’ensemble du programme d’alimentation en eau potable de Kananga vise 122 000 m³ supplémentaires par jour, avec notamment 30 000 nouveaux branchements particuliers et 266 nouvelles bornes-fontaines. La première phase de l’usine de Lulua contribuera à cet objectif à hauteur de sa capacité nominale de 75 000 m³ par jour.
Selon les promoteurs du projet, l’amélioration de la desserte devrait permettre de rapprocher l’eau potable des ménages, de réduire le temps consacré à sa collecte et de contribuer à l’amélioration de l’hygiène dans les écoles et les établissements de santé. Elle devrait également soutenir les activités économiques dépendant d’un approvisionnement régulier en eau.
La CEP-O assurera la mise en œuvre des investissements du volet Eau du projet AGREE, tandis que la préparation de l’exploitation future sera conduite avec la REGIDESO. Le suivi du chantier portera notamment sur la qualité des ouvrages, les délais, les coûts ainsi que les mesures environnementales et sociales.
Le projet AGREE, financé à hauteur de 500 millions de dollars américains par la Banque mondiale, vise plus largement à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans des zones urbaines et périurbaines ciblées en République démocratique du Congo. Il est entré en vigueur le 18 mai 2023 et doit s’achever le 30 septembre 2029.
La pose de la première pierre marque le début de la phase de réalisation de l’usine de Lulua. L’accès effectif à l’eau produite par cette infrastructure interviendra après l’achèvement des travaux, les essais techniques et la mise en service coordonnée avec les réseaux de distribution.







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