Des habitants du groupement de Bakete, dans le secteur de Kasadi-Sadi, territoire de Kamonia, dénoncent l’instauration d’une barrière au niveau de la frontière de Tshisenge, sur la rivière Kasaï.
Selon des témoignages recueillis par Coprovigue, plusieurs services de l’État présents sur ce point de traversée exigeraient des paiements aux personnes qui franchissent la frontière en direction de Tshisenge, en Angola.
Les victimes citées dans ces témoignages mettent notamment en cause la Direction générale des recettes du Kasaï (DGRKAS), le Service de transport et la Direction générale des impôts (DGI).
D’après ces usagers, un montant de 6 000 francs congolais serait exigé à chaque passage, y compris lorsque les voyageurs présentent les documents requis. En l’absence de documents, le montant réclamé pourrait atteindre 15 000 francs congolais, présenté comme une amende.
Cette situation affecterait particulièrement les populations Bayanda qui traversent régulièrement la rivière Kasaï pour se rendre à Tshisenge, où elles s’approvisionnent notamment en poisson frais, appelé localement « Kayisonge ».
« Catégoriquement vous allez payer 6 000 FC même avec tous les documents. Si vous n’avez pas de documents, c’est 15 000 FC d’amende », témoigne un pêcheur Bayanda cité sous anonymat, craignant des représailles.
Le même témoin estime que ces paiements constituent une lourde charge pour les populations qui effectuent ces déplacements essentiellement pour assurer leur subsistance.
Les témoignages recueillis par Coprovigue assimilent ainsi cette barrière à un « péage parallèle ». Les services concernés n’ont pas, dans les éléments fournis, été entendus sur ces accusations. Des explications officielles permettraient notamment de déterminer la nature juridique de cette barrière et la base légale des montants réclamés.
Sadam Kapanda Wa Kapanda
Enregistrer un commentaire