Le Réseau des Associations Congolaises des Jeunes (RACOJ), coordination provinciale de Lomami, propose de mettre en place un partenariat avec l’ASSONEPA Lomami 2 afin de renforcer les mécanismes de protection de l’enfant au sein des établissements scolaires privés agréés.
La proposition a été présentée par Évariste Kayembe, responsable provincial du RACOJ, lors des assises électives de l’ASSONEPA Lomami 2 à Mwene-Ditu. Elle porte notamment sur la protection de l’enfant, la redevabilité, l’inclusion et l’amélioration de la qualité sociale des établissements scolaires.
Le RACOJ se présente comme un partenaire technique
Dans son intervention, Évariste Kayembe a expliqué que le RACOJ ne souhaite pas intervenir comme un organe de contrôle ou de sanction auprès des écoles.
L’organisation propose plutôt d’accompagner les promoteurs et responsables scolaires dans la prévention et la gestion des situations susceptibles de porter atteinte aux droits et à la sécurité des enfants.
« Le RACOJ n’est pas un contrôleur. Le RACOJ est un partenaire technique qui aide les écoles à prévenir, signaler, orienter et rendre compte », a-t-il expliqué.
Le réseau propose notamment d’aider les établissements à mettre en place des mécanismes de sauvegarde de l’enfant, de gestion des plaintes, de référencement des cas sensibles et de suivi documentaire.
Des mécanismes de protection et d’inclusion
Plusieurs axes d’intervention ont été présentés aux membres de l’ASSONEPA Lomami 2.
Il s’agit notamment de la promotion de la discipline positive, de la mise en place ou du renforcement des Cellules Genre et Protection, ainsi que de l’orientation des cas nécessitant une prise en charge vers les structures sanitaires, sociales, judiciaires ou d’autres services spécialisés.
Une attention particulière est également prévue pour les enfants considérés comme vulnérables, notamment les orphelins, les enfants vivant avec handicap, les enfants en rupture familiale et les élèves exposés aux différentes formes de violences.
L’expérience du RACOJ mise en avant
Évariste Kayembe a également présenté l’expérience acquise par son organisation dans le cadre du projet PERSE en Lomami.
Cette expérience concerne notamment la prévention, le signalement, le référencement et la prise en charge des cas de violences basées sur le genre, d’exploitation et d’abus sexuels ainsi que de harcèlement sexuel en milieu scolaire et communautaire.
Les données présentées par le RACOJ font état de 214 participations aux activités de renforcement des capacités, 173 830 participations directes aux actions de prévention, 394 émissions radio et 513 dossiers ou enregistrements suivis dans le dispositif de réponse.
L’organisation précise que ces chiffres correspondent à des participations et à des enregistrements d’activités et ne représentent donc pas le nombre de personnes uniques.
Cinq étapes proposées pour formaliser le partenariat
Pour concrétiser cette collaboration, le RACOJ propose à l’ASSONEPA Lomami 2 un processus en cinq étapes.
Il prévoit notamment la signature d’un protocole d’accord, la désignation de points focaux, la formation des promoteurs, directeurs, enseignants et autres responsables désignés, ainsi que l’installation ou le renforcement des Cellules Genre et Protection dans les écoles.
Un mécanisme de suivi trimestriel documenté est également proposé.
Le RACOJ a par ailleurs présenté un plan opérationnel de 90 jours. Les 30 premiers jours seraient consacrés à la conclusion de l’accord et au cadrage du partenariat, les 30 jours suivants à la formation et à la mise en place des mécanismes, tandis que la dernière phase porterait sur le suivi, la supervision et la correction des insuffisances constatées.
Vers un accord entre l’ASSONEPA et le RACOJ
À travers cette démarche, le RACOJ sollicite l’accord de principe de l’ASSONEPA Lomami 2 pour établir une collaboration structurée autour de la sauvegarde de l’enfant, de la gestion des plaintes, du référencement et du suivi des actions de protection.
Pour Évariste Kayembe, la protection des élèves constitue également un facteur de confiance entre les établissements scolaires, les parents et l’ensemble de la communauté éducative.
Le RACOJ se dit ainsi disposé à accompagner les écoles privées agréées de Lomami dans la mise en place de mécanismes permettant de faire des établissements scolaires des espaces à la fois éducatifs, protecteurs, inclusifs et redevables.
Zephirin Tshimanga Mukadi
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