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vendredi 25 septembre 2026

Kasaï-Central : l'ONGD CENADEFRUC accélère les travaux agricoles à Kanyuka

Le Centre national de développement des femmes rurales au Congo (CENADEFRUC) poursuit ses activités agricoles et piscicoles au village Kanyuka, dans le groupement Bena Mutshipayi, au Kasaï-Central. Une descente effectuée ce vendredi 25 septembre 2026 sur les différents sites a permis de constater l’évolution des travaux agricoles menés par les associations Kalombela et Bena Muanji.


Les travaux agricoles se poursuivent quotidiennement depuis le début du mois de septembre. Les femmes membres des associations sont notamment engagées dans le labour des terres, en prélude à la prochaine campagne agricole. Cette étape doit s’achever dans environ une semaine, avant le lancement des semailles.


Des activités agricoles, d’élevage et de pisciculture


Félix Newton Ntumba, coordonnateur national et superviseur de l'ONGD CENADEFRUC, explique que les activités menées à Kanyuka s’inscrivent dans le cadre d’un programme consacré aux activités génératrices de revenus dans le groupement Bena Mutshipayi.

Le responsable de l'ONGD CENADEFRUC précise que l’organisation intervient à travers ses propres associations. Les activités concernent plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’élevage et la pisciculture.


Selon lui, les activités sont financées par une coopérative canadienne en collaboration avec la Banque mondiale. Sur le terrain, le responsable dit avoir constaté la mobilisation des femmes et leur volonté de progresser à travers ces activités.


Un programme qui se poursuit au fil des saisons


Interrogé sur la durée du programme, Félix Newton Ntumba insiste sur son caractère pérenne. « Notre programme est pérenne. Ce n'est pas un programme qui a une durée déterminée, mais c'est une activité qui sera à tout moment, chaque saison », explique-t-il.

Il précise que les personnes encadrées dans le cadre de ces activités ne doivent pas être considérées uniquement comme des bénéficiaires d’un projet limité dans le temps. Il s’agit, selon lui, d’activités portées par la structure et destinées à accompagner les associations dans la durée.


L’objectif affiché est notamment de contribuer au développement en luttant contre le chômage, la famine et la pauvreté, souligne le coordonnateur national superviseur de CENADEFRUC.


À Kalombela et Bena Muanji, les femmes sont déjà au travail


Sur les sites de Kalombela et Bena Muanji, l’équipe technique de l'ONGD CENADEFRUC est venue suivre les travaux réalisés par les femmes. Lufu Muepele Martin, ingénieur agronome phytotechnicien, explique que les équipes avaient déjà effectué une première visite consacrée à la délimitation de terrains et à l'incinération contrôlée.

Les deux sites visités se trouvent au village Kanyuka. L’équipe a notamment circulé sur les sites des associations Kalombela et Bena Muanji, où elle a vu les femmes engagées dans les travaux de labour.


Selon Lufu Muepele Martin, la superficie délimitée sur l’un des sites est de 2.000 mètres carrés, soit 0,2 hectare. Les travaux actuellement suivis concernent donc la préparation des terres avant l’implantation des cultures.


Manioc et niébé prévus après le labour


Lufu Muepele Martin indique que les choix culturaux ont été faits à partir des études réalisées sur le terrain. « On a mené d'abord les études, nous avons vu que le terrain convient », explique-t-il. Les cultures envisagées comprennent notamment le manioc, avec la variété Obama, ainsi que les légumineuses, notamment le niébé H36.


L’ingénieur agronome précise également que la période agricole déjà entamée convient aux cultures prévues. L’étude du terrain a notamment porté sur sa configuration et sa pente. Selon le technicien, les caractéristiques observées ne constituent pas un obstacle aux cultures retenues.


« On a fait la prospection, on a étudié toutes ces choses et nous voyons que ça va convenir effectivement », indique Lufu Muepele Martin.

Concernant la fertilité du sol, il est catégorique : « Oui, le sol est fertile, c'est sablo-argileux, ça convient aussi pour les maniocs. » Les travaux de labour doivent encore se poursuivre avant le passage aux semailles.


Kalombela : « Les travaux marchent bien »


Présidente de l’association Kalombela, Ngalula Ntumba Agnès encadre les femmes engagées dans les travaux agricoles. Elle se réjouit de l’évolution des activités et estime, au regard de son expérience, que les terres sont fertiles.

« Les travaux marchent bien. Selon mes expériences, la terre est fertile, ce qui prouve que les semences auront une bonne qualité », explique-t-elle.


La présidente de Kalombela souligne également que cette activité n’est pas nouvelle pour les femmes de son association.


Selon elle, les membres de Kalombela pratiquent ces travaux agricoles depuis 2018. Cette expérience leur permet de mieux maîtriser les différentes étapes de la production, depuis la préparation des terres jusqu’aux semailles.


Après le labour, les femmes doivent donc passer à la prochaine étape, celle de la mise en terre des semences.


La pisciculture entre également dans le programme


En plus de l’agriculture, le CENADEFRUC prévoit de développer la pisciculture sur les sites de Kanyuka. Potien Muepele, ingénieur zootechnicien, explique que l’équipe a d’abord procédé à une expertise du sol avant d’envisager l’ouverture des étangs.

« Dans ce cadre, nous avons d'abord fait l'expertise de sol pour la pisciculture. En fait, nous avons trouvé que le sous-sol répond dans les bonnes conditions », explique-t-il.


Selon lui, les préparatifs sont déjà avancés. L’équipe prévoit de mobiliser les outils nécessaires aux travaux.


« Nous devons amener les intrants de travail tels que les bêches, les machettes, les bottes pour que l'on commence à ouvrir les étangs », précise Potien Muepele.


L’équipe technique a toutefois identifié la question des eaux de ruissellement comme un élément à prendre en compte dans l’aménagement du site. Potien Muepele explique que les eaux provenant notamment des ravins devront être canalisées afin d’éviter qu’elles ne débordent dans les étangs.


« Nous allons ouvrir des canaux d'évacuation d'eau pour les rejeter autre part et protéger les étangs », indique-t-il.


Cette mesure doit permettre d’éviter que les eaux de ruissellement ne provoquent des débordements susceptibles de compromettre l’élevage des poissons.


Le sol jugé favorable à l’élevage des poissons


Les techniciens ont procédé à différents tests sur le site afin de vérifier les conditions nécessaires à la pisciculture. « En tout cas, nous avons trouvé que le sol est bon », affirme Potien Muepele. Il précise que les vérifications ont notamment porté sur la capacité du site à conserver l’eau, un élément essentiel pour éviter l’assèchement des étangs.


Dans son intervention, il évoque également un test portant sur le « jaillissement », dont le résultat est jugé satisfaisant.

« Nous avons trouvé que le sol répond aux conditions d'élevage des poissons », explique l’ingénieur zootechnicien.


Les conditions du terrain sont donc considérées comme favorables à l’installation des futurs étangs.


Deux à trois mois pour les premiers travaux


Potien Muepele indique que l’aménagement des infrastructures piscicoles devrait être réalisé sur une période de deux à trois mois, en fonction notamment des conditions climatiques.


Il évoque également la poursuite progressive de l’ouverture des étangs au fur et à mesure de l’avancement du programme.


Le tilapia privilégié


Pour le choix des poissons, l’équipe technique prévoit de privilégier le tilapia. « Nous préférons les tilapias. Ce sont les poissons que nous devons trouver facilement », explique Potien Muepele.


Il justifie ce choix par la capacité de cette espèce à s’adapter aux conditions locales. « Les tilapias s'adaptent facilement à notre culture et à nos étangs du Kasaï », souligne-t-il.


L’alimentation des poissons a également été prise en compte dans le projet. L’ingénieur zootechnicien assure que l’équipe dispose des compétences nécessaires pour composer les aliments destinés aux poissons.


« Comme nous-mêmes, nous sommes experts, nous savons comment composer les aliments », explique-t-il.


Le CENADEFRUC prévoit également de développer une végétation pouvant servir de complément à l’alimentation des poissons. À Kanyuka, les activités agricoles et piscicoles avancent ainsi parallèlement. Sur les parcelles de Kalombela et Bena Muanji, les femmes poursuivent chaque jour le labour. Cette phase doit s’achever dans environ une semaine avant le passage aux semailles, tandis que les travaux préparatoires à la pisciculture doivent permettre l’ouverture prochaine des premiers étangs.


Félix Mulumba | Actu-Service.net

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