L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC), coordination provinciale du Kasaï-Central, appelle à rendre le processus d’identification des victimes plus accessible, transparent et adapté aux réalités des personnes concernées. L’organisation a formulé cette demande lundi 7 septembre 2026, lors d’une activité consacrée à l’accompagnement du processus d’identification des victimes dans la province, lancé sous l’impulsion du gouverneur du Kasaï-Central, dans le cadre des initiatives liées à la justice transitionnelle, à la reconnaissance des victimes et aux mécanismes de réparation.
Prenant la parole au cours de cette rencontre, le secrétaire provincial de l’ANVC au Kasaï-Central, Maître Vincent Lukadi, a insisté sur la nécessité de placer les victimes au centre du processus. Selon lui, l’identification doit permettre aux personnes concernées de faire valoir leurs droits et d’accéder aux mécanismes de réparation.
L’ANVC salue par ailleurs l’implication du Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) dans la mise en œuvre de cette démarche. Elle invite les communautés concernées à se préparer au lancement prochain des opérations d’identification dans la province et ses environs.
L’association encourage notamment les victimes à rassembler, dans la mesure du possible, les informations et documents pouvant faciliter le travail des équipes chargées de l’identification sur le terrain.
Mais l’ANVC met surtout en garde contre le risque que certaines exigences administratives deviennent un frein à la reconnaissance des victimes. Elle demande aux autorités compétentes de faciliter la délivrance, la certification, la légalisation ou encore l’authentification des documents nécessaires à la constitution des dossiers.
L’organisation plaide également pour que les frais liés à ces formalités administratives et notariales ne soient pas supportés par les victimes, particulièrement celles en situation de vulnérabilité. Elle recommande que ces coûts puissent être pris en charge par le FONAREV.
Pour l’ANVC, les procédures administratives doivent accompagner le processus de réparation plutôt que créer de nouvelles difficultés aux personnes qui cherchent à faire reconnaître leur statut de victime.
L’association réaffirme enfin sa disponibilité à participer à la sensibilisation et à l’accompagnement des communautés afin que les opérations d’identification se déroulent dans la dignité, l’équité et le respect des droits des victimes.
« Identifier la victime, c’est ouvrir la voie à sa reconnaissance, à la réparation et à la restauration de sa dignité », souligne l’ANVC.
Félix Mulumba
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