Le coordonnateur du Front anti-dialogue, Dieudonné Nkishi, préconise la mise en place d’une commission indépendante de vérité, réconciliation et justice transitionnelle en République démocratique du Congo (RDC).
Il l’a déclaré ce samedi 29 août à Kinshasa, lors d’une conférence de presse consacrée au dialogue annoncé par le chef de l’État.
Pour Dieudonné Nkishi, la création de cette commission devrait constituer une première étape concrète du processus annoncé, avec pour objectif de faire la lumière sur les responsabilités liées aux différentes crises et violences ayant marqué le pays.
« Le Front anti-dialogue considère que la première étape concrète du processus annoncé doit être la mise en place d’une commission vérité, réconciliation et justice transitionnelle dotée d’un mandat clair, de garanties d’indépendance et de mécanismes permettant d’établir les responsabilités et d’assurer la réparation aux victimes », a déclaré Dieudonné Nkishi.
Selon lui, un tel mécanisme devrait notamment permettre d’établir les faits, d’identifier les responsabilités et de garantir une réparation aux victimes, dans une démarche visant à favoriser une réconciliation durable.
Cette proposition intervient alors que le débat autour du dialogue annoncé par le chef de l’État continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile congolaises.
Le Front anti-dialogue entend ainsi inscrire la question de la justice et de la réparation des victimes au cœur de toute initiative visant à rechercher une solution aux crises qui secouent la République démocratique du Congo.
Félix Mulumba
