L'enterrement d'un agent de KBF Group Security, survenu le 1er juin dernier au cimetière de Nyamurongo à Bunia, et qui a dégénéré en échauffourées entre des jeunes et les secouristes chargés du transport du corps contaminé, continue de susciter des interrogations sur l'efficacité de l'intervention d'urgence de la riposte contre Ebola.
Selon les informations recueillies, des jeunes ainsi que des membres de la famille du défunt ont tenté d'ouvrir le cercueil sans l'autorisation de l'équipe de la riposte. Cette situation a provoqué d'importants dégâts, causant des blessures à deux secouristes, à deux agents de sécurité de KBF Group Security et des dommages à une jeep de l'entreprise.
Un agent de sécurité qui tentait d'empêcher la foule d'ouvrir le sac mortuaire du défunt a été identifié comme contact suspect. Il a été immédiatement isolé par KBF Group Security dans les installations de l'entreprise, dans l'attente d'une prise en charge par l'équipe de la riposte.
Ce qui étonne davantage, selon la direction de l'entreprise, c'est que depuis le 1er juin jusqu'à ce jour, aucune intervention n'a encore été effectuée pour désinfecter le bureau du défunt ni pour prendre en charge l'agent suspect, afin de limiter les risques de contamination.
« Cela fait plusieurs jours que j'appelle l'équipe de la riposte pour désinfecter le bureau, mais jusqu'à présent, aucune suite n'a été donnée. Le bâtiment administratif de KBF Group Security reste fermé et les agents sont contraints de rester à l'extérieur, avec toutes les conséquences négatives que cela entraîne pour l'entreprise », affirme Kisembo Byakagaba Frank, PDG de KBF Group Security.
Et d'ajouter :
« Mon agent isolé est toujours ici sans aucune prise en charge de l'équipe de la riposte, malgré les risques encourus. J'ai encore contacté les responsables afin qu'ils viennent le transférer vers un centre d'isolement pour les personnes suspectées d'être atteintes d'Ebola, mais jusqu'à présent, je reste déçu. »
Selon lui, cet agent, qui a risqué sa vie pour protéger plusieurs personnes, se retrouve aujourd'hui abandonné à son sort. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur l'efficacité et la rapidité d'intervention des équipes de la riposte contre Ebola en Ituri.
Face à ces préoccupations, plusieurs observateurs estiment que les services chargés de cette mission devraient accorder une attention particulière aux alertes d'urgence afin de prévenir tout risque de propagation de l'épidémie.
Rédaction

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