Une tension a été observée ce lundi 31 août 2026 à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, autour de l’opération visant à libérer les trottoirs des occupations commerciales. Des commerçants installés le long de plusieurs grandes artères de la ville ont exprimé leur mécontentement face aux mesures prises dans le cadre de cette campagne portée par l’autorité urbaine, Rose Mwadi Musube.
Les protestataires dénoncent ce qu’ils considèrent comme des tracasseries et affirment ne pas disposer, pour certains, d’espaces alternatifs leur permettant de poursuivre leurs activités commerciales. Ils auraient notamment organisé une mobilisation sur plusieurs axes de la ville, parmi lesquels l’axe Lulua, Notre-Dame–UPKAN et l’avenue Kalamba, anciennement appelée avenue Cadet.
Les commerçants réclament des alternatives
La campagne de libération des trottoirs vise notamment à dégager les espaces réservés aux piétons et à améliorer la circulation dans les zones fortement fréquentées.
Du côté de l’autorité urbaine, cette démarche s’inscrit également dans une volonté d’améliorer la salubrité et l’organisation de la ville, alors que l’occupation des voies publiques est régulièrement présentée comme un facteur aggravant les embouteillages et les risques d’accidents.
Les commerçants concernés demandent toutefois que des espaces appropriés leur soient proposés avant toute mesure de déguerpissement. Ils estiment que la suppression des étalages sans solution de remplacement risque de compromettre leurs moyens de subsistance.
Le gouverneur descend sur le terrain
Face à la situation, le gouverneur du Kasaï-Central, Moïse Kambulu N'Konko, s’est rendu sur le terrain accompagné du commandant provincial de la Police nationale congolaise et de la maire de Kananga.
Cette descente avait notamment pour objectif de constater la situation et d’évaluer les tensions provoquées par l’opération.
La présence des autorités a toutefois été marquée par des manifestations de mécontentement de certains habitants, qui ont exprimé leur désaccord avec la manière dont la gestion de l’opération est conduite.
Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a encore été rendue publique sur les incidents signalés et sur les éventuelles mesures qui pourraient être prises à la suite de cette intervention.
La situation reste suivie dans la ville de Kananga, où la question de l’occupation des trottoirs demeure au cœur des enjeux liés à la circulation, à la salubrité et aux activités du petit commerce.
Philippe Tshidinda Kulomba
