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dimanche 26 juillet 2026

Kasaï-Central : la NSCC de Demba plaide pour une loi de protection des victimes de la foudre

 

La Coordination territoriale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de Demba appelle les institutions législatives congolaises à adopter une loi spécifique visant à renforcer la prévention, la protection et la prise en charge des victimes de la foudre et d'autres catastrophes naturelles. Cette démarche intervient après plusieurs drames enregistrés ces derniers jours dans la province du Kasaï-Central.


Dans un plaidoyer adressé à l'Assemblée nationale, au Sénat ainsi qu'à l'Assemblée provinciale du Kasaï-Central, la NSCC exprime sa vive préoccupation face à la recrudescence des décès liés à la foudre en République démocratique du Congo. L'organisation évoque notamment le drame survenu le 25 juillet 2026 au village Mabuabua, dans le territoire de Demba, où quatre personnes, dont deux enfants et une femme enceinte, ont perdu la vie après avoir été frappées par la foudre. Elle rappelle également le décès d'une femme foudroyée dans le territoire voisin de Dibaya.


Selon la NSCC, ces événements révèlent un vide juridique en matière de protection des victimes. L'organisation estime qu'aucune législation ne prévoit actuellement des mécanismes d'indemnisation, de prise en charge médicale et psychosociale ou encore de prévention efficace contre ce type de catastrophe.


La coordination déplore également l'absence de paratonnerres dans de nombreuses écoles, centres de santé, marchés, bâtiments administratifs et habitations, particulièrement en milieu rural. Elle s'inquiète aussi de la persistance de croyances assimilant les victimes de la foudre à la sorcellerie, une situation qui, selon elle, favorise la stigmatisation et l'exclusion des familles touchées.


Dans son mémorandum, la NSCC recommande l'adoption d'une loi consacrée à la protection des personnes et des biens contre les effets de la foudre et d'autres catastrophes naturelles. Elle propose notamment la création d'un Fonds national de solidarité en faveur des victimes, l'installation obligatoire de paratonnerres dans les infrastructures publiques et privées, l'intégration de l'éducation à la prévention des risques dans les programmes scolaires, ainsi que le renforcement des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les accusations de sorcellerie.


L'organisation plaide également pour l'accélération de la mise en œuvre de la politique nationale de gestion des risques de catastrophes et pour l'allocation de ressources suffisantes aux comités provinciaux et territoriaux chargés de cette mission.


« La mort de ces personnes ne doit plus être considérée comme un simple fait divers. C'est une question de santé publique, de sécurité et de justice sociale », souligne la NSCC, invitant les parlementaires à transformer ces drames en action législative afin de mieux protéger les populations congolaises.


Réagissant à cette situation, le coordonnateur territorial de la NSCC à Demba, Marcel Masanka Kabalu, a également appelé les chefs coutumiers du territoire à assumer pleinement leur rôle de protection des communautés, conformément aux us et coutumes, tout en soutenant les initiatives de prévention et de sensibilisation face aux catastrophes naturelles.


Paulin Basanga

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