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samedi 25 juillet 2026

Conférence de l'ANVC : Samuel Mbemba plaide pour une adaptation de la Constitution aux défis actuels

Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a défendu la nécessité d'engager des réformes constitutionnelles en République démocratique du Congo, estimant que le contexte dans lequel la Constitution du 18 février 2006 a été adoptée ne correspond plus aux réalités actuelles du pays. Il s'est exprimé jeudi 23 juillet 2026 à Kinshasa lors d'une conférence-débat organisée par l'Association nationale des victimes du Congo (ANVC) autour du thème : « Réformes constitutionnelles et consolidation de la paix : quelle place pour les victimes de guerre et les droits humains en RDC ? ».

Intervenant sur le sous-thème consacré à l'impact des réformes constitutionnelles sur la protection des droits humains, le ministre a soutenu que plusieurs acteurs politiques, aujourd'hui opposés à une révision de la Constitution, avaient eux-mêmes défendu cette idée à différentes périodes de l'histoire politique du pays.

Selon Samuel Mbemba, la Constitution en vigueur constitue un contrat social qui régit la RDC depuis près de vingt ans et mérite aujourd'hui une réflexion approfondie afin de répondre aux nouveaux défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

Le ministre a rappelé que des projets de révision constitutionnelle avaient déjà été évoqués sous les précédents régimes, notamment après la révision de 2011 ayant modifié le mode d'élection présidentielle. Il a également cité plusieurs responsables politiques, dont le défunt opposant Étienne Tshisekedi wa Mulumba, qui avaient publiquement plaidé en faveur d'un changement de la Constitution.

Pour Samuel Mbemba, une réforme constitutionnelle pourrait permettre de renforcer davantage les mécanismes de protection des droits humains, de consolider les institutions de la République et de mieux répondre aux défis liés à l'agression extérieure, à l'insécurité persistante et au développement du pays. Il a également évoqué l'exemple du Gabon, qui a récemment adopté une nouvelle Constitution.

Prenant également la parole, le président de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), Paul Nsapu Mukulu, a rappelé que la RDC traverse depuis plusieurs décennies des crises politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires ayant gravement affecté les populations, particulièrement dans l'est du pays.

Selon lui, toute réforme constitutionnelle devrait reposer sur trois principes fondamentaux : le respect de la dignité humaine, la participation effective du peuple au processus et le respect d'un cadre éthique garantissant l'intérêt général.

De son côté, le président de l'Association nationale des victimes du Congo (ANVC), Mhyrhand Mulumba, a insisté sur la nécessité que les réformes envisagées contribuent au renforcement du vivre-ensemble, à la réconciliation nationale et à la consolidation durable de la paix.

Cette conférence-débat a réuni plusieurs personnalités politiques, des universitaires, des étudiants, des défenseurs des droits humains ainsi que des représentants de la société civile, venus échanger sur les enjeux des réformes constitutionnelles et leur impact sur la protection des victimes des conflits en République démocratique du Congo.

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