Le Programme national de développement agricole (PNDA) a organisé, ce jeudi 28 mai 2026, un atelier de sensibilisation et de mobilisation des parties prenantes sur le mécanisme des subventions partielles à l’investissement, communément appelé « Matching Grant », dans la salle polyvalente du complexe scolaire La Reconnaissance, à Kananga.
À l’ouverture des travaux, le ministre provincial de l’Agriculture du Kasaï-Central, Pierrot Mutela Mukendi, a indiqué que ce dispositif vise à soutenir l’accroissement et la valorisation de la production agricole, tout en contribuant à l’amélioration durable des revenus des ménages.
De son côté, la coordinatrice provinciale du PNDA au Kasaï-Central, Véronique Baka, a précisé que ce mécanisme entend apporter un appui financier aux petits producteurs, à leurs organisations ainsi qu’aux micros, petites et moyennes entreprises œuvrant dans le secteur agricole.
Intervenant au cours de l’atelier, l’expert en Matching Grant, Jean-Jean Nsamba Malata, a expliqué que ce système repose sur un financement partagé entre le projet et les bénéficiaires.
« Le Matching Grant est un mécanisme destiné à lever certaines contraintes auxquelles font face les promoteurs agricoles. Le bénéficiaire apporte une partie du financement et le projet complète le reste sous forme de subvention partielle », a-t-il expliqué.
Selon lui, plusieurs critères sont pris en compte pour accéder à ce financement, notamment ceux liés aux bénéficiaires, à la nature des investissements ainsi qu’aux plafonds fixés par catégorie.
Il a précisé que les associations ou regroupements de producteurs peuvent bénéficier d’un financement allant jusqu’à 10 000 dollars américains, avec une contribution personnelle de 10 %. Quant aux PME agricoles, elles peuvent solliciter jusqu’à 50 000 dollars américains, à condition d’apporter 30 % du coût total du projet.
L’expert a également révélé qu’une enveloppe de 6 millions de dollars est disponible pour financer les projets remplissant les conditions requises. Après les exposés, les échanges se sont poursuivis à travers une séance de questions-réponses avec les participants.
Parmi les intervenants, Nathalie Kambala, de l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), a plaidé pour une meilleure prise en compte des femmes dans ce programme agricole.
Elle a souligné que les femmes représentent une grande partie des producteurs agricoles au Kasaï-Central, mais restent souvent exclues des circuits de commercialisation.
« Les femmes produisent beaucoup, mais elles ne sont pas suffisamment visibles dans la chaîne de commercialisation. Ce projet devrait permettre de valoriser davantage leurs productions », a-t-elle déclaré.
Elle a également proposé l’organisation d’une foire agricole afin de mettre en lumière les produits locaux et les différentes chaînes de valeur développées dans les territoires et dans la ville de Kananga.
La cérémonie de clôture a été présidée par le président de la commission Agriculture de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central, qui a salué l’intérêt manifesté par les participants tout au long de l’atelier.

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