Le débat autour du référendum prend une nouvelle dimension en République démocratique du Congo après l’adoption, mercredi 27 mai, par l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, de la proposition de loi organique fixant les modalités d’organisation du référendum dans le pays.
Défendu par le député national Paul-Gaspard Ngondankoy, le texte ambitionne de mettre en place un dispositif juridique actualisé pour l’organisation des consultations référendaires, en remplacement du cadre hérité de la transition politique de 2005.
L’adoption de cette proposition de loi s’est déroulée dans un climat politique tendu, marqué notamment par le retrait de plusieurs élus de l’opposition au cours de la séance plénière.
Parmi les réactions enregistrées après ce vote figure celle de Ivan Ilunga Ngindu, président national du Rassemblement pour la Souveraineté et le Développement, qui voit dans cette démarche un moyen de renforcer l’implication directe des citoyens dans les décisions majeures concernant l’avenir du pays.
Le leader du RSD estime que le référendum demeure un instrument démocratique permettant à la population d’exprimer sa volonté sur des questions nationales importantes sans dépendre exclusivement des négociations politiques entre acteurs institutionnels.
Pour lui, contester cette initiative reviendrait à réduire l’expression de la souveraineté populaire dans le processus démocratique congolais.
Réagissant également à l’appel à une journée « ville morte » prévu le 3 juin par certaines composantes de l’opposition réunies au sein du C64, Ivan Ilunga Ngindu a critiqué ce qu’il considère comme une tentative d’imposer une seule orientation politique dans le débat national.
Depuis plusieurs semaines, cette question du référendum continue de susciter des positions divergentes au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Les partisans du texte y voient une avancée en faveur de la participation citoyenne, tandis que ses détracteurs craignent qu’un tel processus ne débouche sur une réforme constitutionnelle controversée dans un contexte sécuritaire encore fragile dans l’Est du pays.
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