L’Association nationale des victimes au Congo (ANVC) a vivement réagi, ce mardi 28 avril, aux propos jugés offensants visant la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka. Dans une interview, l’organisation condamne ce qu’elle considère comme une banalisation préoccupante des violences verbales dans l’espace public, en particulier lorsqu’elles ciblent les femmes exerçant des responsabilités politiques.
Selon l’ANVC, ces attaques ne relèvent plus du simple débat politique, mais traduisent une dérive qui fragilise les principes de respect, de dignité et de cohésion sociale. L’organisation estime que la montée des discours injurieux, notamment sur les réseaux sociaux, constitue un danger pour la qualité du dialogue démocratique.
« Le respect ne se négocie pas. Il constitue une exigence fondamentale pour toute société aspirant à la justice, à l’égalité et au progrès », indique l’association.
Face à cette situation, l’ANVC appelle les autorités compétentes à appliquer strictement les lois existantes contre les abus verbaux et les discours de haine. Elle plaide également pour un encadrement plus rigoureux des échanges publics, notamment en ligne, afin de promouvoir un débat politique responsable et constructif.
L’organisation réaffirme par ailleurs son soutien à la cheffe du gouvernement et encourage une mobilisation plus large contre toutes les formes de violences verbales et numériques.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les tensions politiques en RDC se reflètent de plus en plus dans l’espace numérique, suscitant des appels répétés à la responsabilité des acteurs publics et des internautes.
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