Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté, vendredi 27 février à Kinshasa, le Programme national de gestion et de valorisation économique des déchets. Le texte, présenté en Conseil des ministres par la ministre déléguée près la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, a été approuvé à l’issue de la réunion ordinaire du gouvernement.
Selon le compte rendu lu par le ministre de l’Économie numérique, « après débat et délibération, le Programme national de gestion et de valorisation économique des déchets a été adopté par le Conseil des ministres ».
La ministre déléguée près la ministre de l’Environnement, Arlette Bahati, a détaillé les enjeux et défis liés à la gestion des déchets en RDC. D’après elle, la mauvaise gestion des déchets coûterait environ 25 millions de dollars américains par mois au pays et représenterait près de 11 % des émissions de gaz à effet de serre. Elle a toutefois souligné que ce secteur constitue également une réelle opportunité de création de richesses et d’emplois.
La structuration de la filière pourrait générer jusqu’à 50 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects, tout en contribuant à l’assainissement des villes et à la relance de l’économie nationale. Au regard de son importance stratégique, le programme sera placé sous l’autorité de la Première ministre afin d’assurer une coordination efficace entre les différents ministères et acteurs concernés.
La mise en œuvre se fera en trois phases, avec Kinshasa comme ville pilote avant l’extension à d’autres centres urbains du pays. La première phase, dite d’urgence, est prévue sur six mois. Elle sera suivie d’une phase de renforcement des capacités sur 18 mois, puis d’une phase d’opérationnalisation sur 24 mois.
Pour accélérer le lancement de la phase d’urgence, Arlette Bahati a sollicité la mise en place d’une task force multisectorielle dédiée à la gestion et à la valorisation économique des déchets, ainsi qu’une mobilisation générale de la population pour des actions d’assainissement, notamment dans la capitale.
Le dossier a été complété par le vice-Premier ministre en charge de l’Économie ainsi que par la ministre déléguée près le ministre de l’Urbanisme et Habitat, avant d’être validé par l’ensemble des membres du gouvernement.

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