L’Association nationale des victimes au Congo (ANVC) a apporté des précisions sur les motifs ayant conduit à la révocation de son coordonnateur à Kinshasa/Gombe, évoquant notamment l’utilisation du nom de l’organisation dans une requête visant à obtenir l’annulation d’un pacte signé entre la République démocratique du Congo et les États-Unis.
Selon des sources internes à l’association, le coordonnateur révoqué aurait engagé l’ANVC, aux côtés d’autres organisations présentées comme proches de l’opposition, dans une démarche judiciaire tendant à contester un accord conclu entre le gouvernement congolais et les USA. Un acte jugé contraire à la ligne et aux objectifs assignés à la structure.
Une « déviation » des objectifs statutaires
D’après l’ANVC, ses statuts définissent clairement ses missions, lesquelles incluent notamment le soutien aux actions du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en lien avec la défense des intérêts des victimes et la promotion de la justice sociale.
L’implication de l’organisation dans une requête visant à faire annuler un pacte entre Kinshasa et Washington aurait ainsi été perçue comme une « déviation manifeste des objectifs poursuivis par l’association ». La démarche aurait été qualifiée, en interne, d’attitude « malveillante », susceptible de porter atteinte à l’image et à la crédibilité de l’ANVC.
Toujours selon les mêmes sources, l’utilisation du nom et des attributs de l’ANVC dans une action conjointe avec d’autres organisations considérées comme proches de l’opposition politique aurait accentué les tensions au sein de l’association. Cette initiative aurait été prise sans mandat clair des instances compétentes, en violation des textes organiques.
Pour le Conseil d’administration, ce comportement aurait dépassé le cadre des prérogatives du coordonnateur et exposé la structure à des risques juridiques et institutionnels.
Décision de révocation et mise à l’écart
Réuni le 25 février 2026 à Kinshasa, le Conseil d’administration a décidé de la révocation définitive du coordonnateur, avec effet immédiat. L’intéressé est tenu de restituer les documents et biens de l’association et pourrait faire l’objet de poursuites si nécessaire.
L’ANVC affirme, pour sa part, vouloir « préserver l’intégrité de sa mission et la cohérence de son action », en se dissociant de toute initiative qu’elle considère contraire à ses objectifs statutaires.
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