Réforme constitutionnelle : à Kananga, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi pointe les limites de la Constitution de 2006


Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, le professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, plaide pour une réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. Il s’est exprimé à ce sujet jeudi 27 août 2026 à l’Université de Kananga (UNIKAN), lors d’une conférence-débat consacrée aux réformes constitutionnelles.


Organisée dans la salle de restauration de l’UNIKAN, la rencontre a réuni des députés nationaux et provinciaux, des membres du gouvernement provincial, des autorités académiques, des enseignants, des étudiants ainsi que plusieurs chercheurs de Kananga.


Dans son mot de bienvenue, le recteur ad intérim de l’Université de Kananga, le professeur Renatus Bakenge Kankonde, a salué les initiatives en faveur du développement du pays et la modernisation des infrastructures universitaires, notamment celles de l’UNIKAN.


Tshilumbayi pointe des limites dans la Constitution de 2006


Intervenant au cours de cette conférence, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu a estimé que les échanges avec les étudiants et les enseignants avaient permis de mettre en évidence certaines limites de la Constitution actuellement en vigueur.


Selon lui, la Constitution du 18 février 2006 comporte plusieurs incohérences qui justifieraient une réforme. Il a notamment cité les difficultés liées à la décentralisation, particulièrement dans l’organisation et le fonctionnement des provinces et des secteurs.


Le premier vice-président de l’Assemblée nationale a également estimé que la loi fondamentale n’aurait pas atteint certains de ses objectifs, notamment en matière de règlement des conflits armés qui continuent de toucher certaines régions du pays.


Près de vingt ans après la promulgation de la Constitution de 2006, le professeur Tshilumbayi considère ainsi qu’une réflexion sur l’adoption d’un nouveau texte fondamental s’impose.


Il souhaite que celui-ci soit « cohérent » et qu’il puisse, selon lui, mieux répondre aux réalités institutionnelles et aux enjeux de développement de la République démocratique du Congo.


Les étudiants interpellent les acteurs politiques


De leur côté, les étudiants de l’Université de Kananga ont salué la tenue de cette conférence-débat, tout en soulevant plusieurs interrogations sur les conséquences concrètes qu’une éventuelle réforme constitutionnelle pourrait avoir sur la vie quotidienne de la population.


Cette rencontre a ainsi offert un cadre d’échanges entre responsables politiques, universitaires et étudiants autour de l’avenir institutionnel de la RDC, alors que la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle continue d’alimenter le débat national.


Isaac Mupoyi Tshimuenyi, correspondant

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