À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, la question de la protection des enfants devient une préoccupation majeure à Demba, dans la province du Kasaï-Central. Réunie le week-end dernier, la Coordination des structures locales de protection à Demba (COSLOP), dirigée par Marcel Masanka, a adopté un plan de protection à base communautaire destiné notamment à lutter contre les différentes formes de violation des droits de l’enfant et à favoriser leur retour à une vie scolaire normale.
La synergie entend ainsi intensifier, durant toute une année, les activités de sensibilisation, d’identification et de documentation des cas de violation, ainsi que le monitoring et les actions de plaidoyer auprès des autorités, des familles et des responsables communautaires. Cette démarche intervient dans un contexte où certains enfants sont exposés aux travaux lourds, notamment dans les carrés miniers, les chantiers de fabrication de briques, les marchés ou encore à travers diverses activités économiques qui les éloignent de l’école et les exposent à des risques multiples.
Pour la COSLOP, la proximité de la rentrée scolaire constitue donc une occasion de rappeler aux parents, tuteurs, chefs d’établissements scolaires et à l’ensemble de la communauté leur responsabilité dans la protection et l’encadrement des enfants, afin de leur permettre de reprendre le chemin de l’école et de poursuivre leur scolarité dans des conditions favorables. S’appuyant notamment sur la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en République démocratique du Congo, Marcel Masanka appelle à une mobilisation collective pour préserver les droits des enfants et éviter que les activités économiques ou les conditions sociales ne compromettent leur avenir scolaire.
« Nous avons retenu plusieurs problématiques parmi lesquelles nous devons traiter les droits des enfants. Il faut parler de leur protection », a expliqué Marcel Masanka, coordonnateur de la COSLOP, joint au téléphone depuis Demba par Buwetu FM.
Selon lui, les différentes structures membres de cette synergie sont appelées à descendre dans les communautés, les églises, les carrés miniers et d’autres milieux afin d’identifier, documenter et signaler les cas de violation des droits des enfants.
L’objectif est également de sensibiliser les responsables concernés et de mener des plaidoyers pour obtenir des réponses appropriées aux problèmes constatés.
La COSLOP relève notamment la présence d’enfants dans des activités considérées comme dangereuses ou incompatibles avec leur développement et leur scolarité. Certains sont employés dans les carrés miniers, sur des chantiers de fabrication de briques ou dans les marchés, tandis que d’autres sont exposés à différentes formes d’exploitation et de travail qui réduisent leur accès à l’éducation.
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, Marcel Masanka insiste particulièrement sur la nécessité pour les parents et tuteurs de remettre la scolarisation des enfants au centre de leurs priorités.
« Nous avons profité de l’occasion pour inciter tout le monde à remettre les droits des enfants au centre des préoccupations, à promouvoir leur protection et à préserver cette génération qui doit servir toute une grande nation », a-t-il souligné.
La COSLOP invite ainsi les parents, les chefs d’établissements scolaires, les tuteurs, les autorités locales, les communautés et les partenaires à accompagner la mise en œuvre de son plan de protection à base communautaire.
Pour cette coordination, la réussite de cette initiative dépendra de l’implication de tous, notamment pour garantir aux enfants un environnement protecteur et leur permettre de reprendre et de poursuivre normalement leur parcours scolaire.
Denis Ngalamulume
