Dialogue national : l’ANVC exige une commission mixte indépendante incluant les victimes


L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) appelle à la mise en place d’une véritable commission mixte et indépendante, qui devra notamment intégrer des représentants des victimes dans le processus de consultations annoncé en République démocratique du Congo.


Pour l’ANVC, la participation effective des victimes est indispensable afin de garantir la crédibilité et la représentativité des travaux de cette commission. L’association souhaite que le processus soit conduit dans la transparence et en toute indépendance, afin d’éviter que les conclusions issues des consultations ne soient influencées ou déformées par ceux chargés de les organiser.


« Il faut mettre l’accent pour dire que la commission sera mise en place. C’est une véritable commission mixte indépendante, composée aussi de victimes. La commission doit faire partie intégrante aussi des victimes », insiste l’ANVC.


L’association estime par ailleurs que les consultations à la base doivent permettre à la population de s’exprimer librement sur les véritables causes des crises qui affectent la stabilité des institutions et de la République.


Selon elle, les personnes chargées de mener ces consultations ne doivent pas orienter les réponses ou imposer leurs propres conclusions aux populations consultées. Les préoccupations exprimées à la base doivent, au contraire, être recueillies et transmises fidèlement au plus haut niveau.


« Il faut que le peuple ait le temps de s’exprimer librement et que ces desiderata soient portés de manière fidèle au plus haut niveau pour que cela fasse l’objet d’un traitement profond », plaide l’association.


L’ANVC espère ainsi que le pacte qui pourrait découler du dialogue national traduira réellement la volonté du peuple, considéré comme le souverain primaire.


Pour les victimes, l’enjeu ne doit donc pas être uniquement de parvenir à un accord politique, mais de déboucher sur des changements concrets dans la gouvernance du pays.


« Après ce dialogue, ce ne sera pas tout comme avant le dialogue », souhaite l’Association nationale des victimes du Congo.


Félix Mulumba

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