Un nouveau drame fluvial a frappé la province du Kasaï. Plus de 150 personnes ont perdu la vie à la suite du chavirement d’une baleinière motorisée sur la rivière Kasaï, alors qu’elle effectuait une traversée entre Ilebo et la province du Sankuru.
Selon les informations recueillies, l’embarcation avait quitté le port de Kalina, à Ilebo, dans la soirée du mercredi 1er juillet, avec à son bord plus de 200 passagers. Quelques heures après son départ, la baleinière a chaviré au niveau d’un virage menant vers la rivière Sankuru, provoquant une catastrophe humaine d’une rare ampleur.
Le coordonnateur national de l’Association pour le développement des riverains du Kasaï, Job Olondo, a indiqué que près de 30 personnes ont été secourues, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants et repêcher d’autres corps.
D’après plusieurs témoignages, l’embarcation présentait des signes de vétusté et transportait un nombre de passagers largement supérieur à sa capacité. Certains voyageurs, inquiets des conditions de sécurité, auraient même renoncé à embarquer avant le départ.
Face à cette tragédie, des voix s’élèvent pour dénoncer le manque de contrôle dans les ports fluviaux ainsi que le non-respect des mesures de sécurité. Les autorités compétentes sont notamment accusées d’avoir autorisé le départ de la baleinière malgré la surcharge et l’état préoccupant de l’embarcation.
Ce nouveau naufrage relance le débat sur la sécurité de la navigation fluviale en République démocratique du Congo. Chaque année, de nombreux accidents similaires sont enregistrés sur les fleuves et rivières du pays, souvent causés par la surcharge des embarcations, la navigation nocturne et la vétusté du matériel de transport.
Alors que les familles des victimes sont plongées dans la douleur, les populations riveraines appellent les autorités à renforcer les contrôles afin d’éviter que de telles tragédies ne continuent à endeuiller les voies navigables congolaises.
Rédaction
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