Une évasion massive s’est produite dans la nuit de jeudi à vendredi 10 juillet 2026 au Centre d’intervention et d’administration territoriale (CIAT) de Nsumbula, situé à quelques kilomètres de la ville de Tshikapa, dans la province du Kasaï. Tous les détenus qui se trouvaient dans les cellules du poste de police ont réussi à prendre la fuite.
Selon les premières informations recueillies sur place par le journaliste André Lama de la radio locale, cette évasion aurait été favorisée par une possible complicité interne. Un policier commis à la garde des détenus a déjà été interpellé et placé en détention au commissariat pour les besoins de l’enquête.
Les circonstances exactes de cette fuite restent encore à établir. Des témoignages recueillis sur le lieu indiquent que les verrous des cellules auraient été forcés pendant le service de nuit, facilitant ainsi l’évasion des détenus.
Parmi les personnes évadées figureraient des prévenus poursuivis pour plusieurs infractions, notamment incendie volontaire, coups et blessures volontaires, adultère ainsi que présumé viol, selon les informations tirées du registre du CIAT.
Cette situation suscite des inquiétudes dans la population de Nsumbula et des villages environnants, notamment sur les questions de sécurité et de surveillance des cachots. Elle intervient également dans un contexte de réorganisation à la tête du commissariat local.
L’Inspecteur Étienne Feraza Kimpinda, ancien responsable du CIAT de Nsumbula, a été affecté à un nouveau poste comme Commandant Escadron de la Police de Frontière à Kamako. Il est remplacé par le Major Kabamba Kanyuka, qui hérite du dossier de la recherche des fugitifs et du rétablissement de la sécurité.
Pour l’ONG COPROVIGUE Asbl, cette évasion révèle un problème de laxisme qui nécessite des mesures urgentes. Son coordonnateur national, Sadam Kapanda Wa Kapanda, appelle à une enquête rapide et transparente afin d’établir les responsabilités, au renforcement de la sécurité dans les CIAT du territoire et à une traque efficace des évadés avec l’implication de la population.
Sadam Kapanda Wa Kapanda
Enregistrer un commentaire