Les fidèles de la foi bahá'íe du Kasaï-Central ont commémoré, vendredi 10 juillet, le martyre du Báb, figure considérée comme le Précurseur de Bahá'u'lláh, fondateur de la foi bahá'íe. Cette journée sainte, correspondant au 17ᵉ jour du mois de Raḥmat (« Miséricorde ») du calendrier bahá'í, a été marquée par des prières, des méditations et des moments de réflexion spirituelle.
À cette occasion, les croyants ont interrompu leurs activités quotidiennes pour se rassembler dans différentes communautés du groupement de Kananga, dans un esprit de recueillement et de communion.
Selon René Bijanu Muamba, enseignant du jour, le Báb, dont le nom signifie « la Porte », a été victime de nombreuses persécutions en raison de son message. Emprisonné pendant plusieurs années en Perse, l'actuel Iran, il a été exécuté par fusillade en 1850. Il explique que son sacrifice a préparé l'humanité à la venue de Bahá'u'lláh, dont le nom signifie « Gloire de Dieu », qui a fondé la foi bahá'íe en 1863.
Pour les fidèles, cette commémoration ne se limite pas au souvenir d'un événement historique. Elle constitue également un moment de renouvellement spirituel. Carmel Ndayi affirme avoir découvert la foi bahá'íe à travers le message du Báb, une expérience qui a renforcé sa relation avec Dieu.
De son côté, Paulfrancis Muipata souligne que cette célébration figure parmi les plus importantes du calendrier bahá'í. Elle rappelle, selon lui, le sacrifice du Báb ainsi que les idéaux de paix, d'unité et de fraternité qu'il a annoncés et qui demeurent au cœur des enseignements bahá'ís.
Présente dans la quasi-totalité des pays du monde, la foi bahá'íe est également implantée dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, dont le Kasaï-Central. Sa Maison d'adoration nationale est établie à Kinshasa et reste ouverte à toute personne, sans distinction de religion, d'origine ou d'appartenance sociale.
François Lypas Kanku
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