Dans son adresse à la Nation prononcée à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a dressé un tableau des priorités nationales, mettant en avant la consolidation de la paix, le respect du cadre institutionnel et la préservation de l’unité du pays.
Abordant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Chef de l’État a rappelé que les efforts diplomatiques en cours doivent impérativement se traduire par des effets concrets sur le terrain. Les processus de Washington et de Doha, a-t-il insisté, ne sauraient être perçus comme une finalité, mais comme des mécanismes devant produire des résultats mesurables et durables.
« Les accords de Washington et les discussions de Doha n'ont de sens que s'ils produisent des résultats concrets, vérifiables et irréversibles : le silence des armes, la fin du soutien aux groupes armés, le retrait effectif des forces étrangères non invitées, le retour digne des personnes déplacées, la restauration de l'autorité de l'État, la justice pour les victimes et des garanties crédibles de non-répétition », a déclaré Félix Tshisekedi.
Cette position traduit une volonté de conditionner l’évaluation des initiatives diplomatiques à leur impact réel sur la sécurité des populations et le retour de l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits.
Sur le plan politique et institutionnel, le Président de la République s’est également exprimé au sujet de la loi référendaire adoptée par le Parlement, un texte au cœur de débats et de tensions au sein de la classe politique. Le Chef de l’État a rappelé que le Parlement agit dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, tout en soulignant la nécessité du respect strict de la Constitution dans l’ensemble du processus législatif.
Dans cette logique, Félix Tshisekedi a annoncé avoir saisi la Cour constitutionnelle pour examen de conformité de cette loi avant toute décision de promulgation, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur. Cette démarche est présentée comme une expression du fonctionnement régulier des institutions et du respect de l’État de droit dans un contexte politique marqué par des divergences et des mobilisations annoncées par l’opposition.
Le Chef de l’État a également insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale face aux défis sécuritaires et politiques, en condamnant toute forme de violence comme mode d’expression. « Le recours à la violence, aux armes, à la haine, à la désinformation ou à toute atteinte à notre souveraineté et à notre intégrité territoriale ne saurait constituer un mode d'expression politique », a-t-il affirmé. Il a rappelé que les divergences doivent s’exprimer dans un cadre républicain respectueux des lois et des institutions. « Nous pouvons débattre, diverger et nous opposer dans le cadre républicain. Mais nous n’avons pas le droit d’affaiblir la Nation au moment où elle fait face à des menaces existentielles », a-t-il ajouté, soulignant que l’unité nationale constitue une exigence fondamentale.
À travers cette prise de parole, le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé une orientation globale centrée sur la stabilisation du pays, la consolidation des institutions et la recherche de la paix durable, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et des tensions politiques internes.
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