samedi 13 juin 2026

Kasaï-Central : à la Journée internationale des pères, l’ONG ALVHF brise le silence sur leurs souffrances

 

À l’approche de la Journée internationale des pères, célébrée chaque année le 15 juin, l’ONG Action pour la Lutte contre les Violences faites à l’Homme par la Femme (ALVHF), antenne provinciale du Kasaï-Central, a organisé ce samedi 13 juin 2026 une activité de sensibilisation visant à attirer l’attention de l’opinion publique sur les violences dont seraient victimes certains hommes et pères au sein des familles.


Placée sous le thème « Derrière chaque père silencieux, il y a une douleur que personne ne voit », cette célébration s’est déroulée avec pour slogan : « Écouter les pères, c’est sauver des familles ». L’initiative a réuni plusieurs pères de famille ainsi que des membres de la communauté venus réfléchir sur la place et le bien-être de l’homme dans la cellule familiale.

Prenant la parole au cours de cette activité, le chef d’antenne provinciale de l’ALVHF au Kasaï-Central, Léonard Ngala, a expliqué que de nombreux pères et jeunes garçons vivent des situations difficiles dans le silence, faute d’espaces d’expression, d’écoute ou de reconnaissance sociale.


Selon lui, dans plusieurs sociétés africaines, l’homme est souvent éduqué à supporter les épreuves sans se plaindre, ce qui le pousse à cacher ses souffrances même lorsqu’il est confronté à des violences psychologiques, émotionnelles ou physiques.

« Ce silence n’est pas toujours un signe de force. Derrière un père qui ne parle pas peut se cacher un homme blessé, isolé et incompris. Lorsque cette souffrance reste enfouie, elle peut engendrer de graves conséquences au sein de la famille », a-t-il déclaré.


Le responsable de l’ONG a souligné que les effets de ces souffrances silencieuses peuvent se traduire par la dépression, des conflits familiaux, l’abandon du foyer ou encore des difficultés dans l’éducation des enfants. Pour lui, le bien-être du père est un facteur essentiel de l’équilibre familial.


Tout en rappelant que la lutte contre les violences faites aux femmes demeure une priorité, l’ALVHF estime qu’il est également nécessaire de reconnaître et de prendre en compte les violences subies par les hommes afin d’assurer une protection équitable à toutes les victimes.


« Écouter les pères ne signifie pas minimiser les souffrances des femmes. Cela revient plutôt à reconnaître que toute victime de violence mérite d’être entendue, protégée et accompagnée », a insisté Léonard Ngala.

À cette occasion, l’organisation a lancé un appel à l’ensemble de la population du Kasaï-Central, particulièrement aux hommes victimes de violences, à dénoncer sans crainte les abus dont ils sont victimes afin de favoriser une meilleure prise en charge et de renforcer l’harmonie au sein des familles.


Cette célébration a également été marquée par un hommage rendu à plusieurs pères de famille considérés comme des modèles de responsabilité et d’engagement au sein de leurs communautés.


Denis Ngalamulume

Enregistrer un commentaire

Educ Infos

Publicités

PARTENAIRES

Banner Actu-Service

Featured Post

Formulaire de contact

Contactez-nous

Whatsapp Button works on Mobile Device only