jeudi 7 mai 2026

RDC : Félix Tshisekedi réaffirme son ouverture au dialogue et relance le débat sur la réforme constitutionnelle

 

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a ce mercredi 6 Mai animé une conférence de presse au cours de laquelle il a abordé plusieurs sujets majeurs liés à la situation politique, économique et sécuritaire du pays.


Face aux journalistes, le chef de l’État a défendu sa vision d’une RDC souveraine, stable et tournée vers l’avenir, tout en réaffirmant son ouverture au dialogue politique et aux réformes institutionnelles.


Sur le plan politique, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’un dialogue responsable entre les acteurs nationaux. « Je reste pour ma part ouvert au dialogue », a-t-il déclaré, tout en précisant que « ce dialogue ne peut pas être dévoyé en instrument de pression ». Selon lui, « la situation politique nationale appelle de la part de tous les acteurs un sens aigu de responsabilité ».


Le président congolais a également évoqué la question de la révision constitutionnelle et la possibilité d’un troisième mandat. Sans annoncer officiellement une candidature future, il a affirmé : « Je n’ai pas sollicité de troisième mandat. Mais si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepterai ».


Rappelant l’histoire de UDPS, il a souligné qu’en 2006, cette formation politique avait déjà exprimé son intention de modifier la Constitution une fois au pouvoir.


Dans son intervention, le chef de l’État a aussi défendu son bilan économique et social. « Le véritable succès économique se mesure au panier de la ménagère », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « notre pays n’est pas pauvre mais il a été appauvri par des guerres d’agression ».


Il a indiqué que les salaires des fonctionnaires avaient été triplés tandis que ceux des policiers et militaires avaient été quadruplés depuis son accession au pouvoir.


Abordant les questions diplomatiques et sécuritaires, Félix Tshisekedi a réaffirmé son attachement à la voie diplomatique face à l’agression dans l’est du pays. « Avoir privilégié la voie diplomatique n’a jamais été un signe de faiblesse », a-t-il déclaré, estimant que cette approche permet d’obtenir des solutions préservant les vies humaines sans compromettre les intérêts fondamentaux de la République.


Le président a également défendu les accords de Washington et le partenariat avec les États-Unis, qu’il a qualifié de coopération sans alignement idéologique. « Le partenariat avec les USA n’est dirigé contre personne », a-t-il insisté.


Concernant la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, le chef de l’État a rendu hommage aux professionnels des médias exerçant dans les zones touchées par l’agression rwandaise. Il a rappelé que « la presse n’est pas l’ennemie de l’État, mais l’une des vigies de la République ».


Il a également affirmé qu’aucune élection ne sera organisée sans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.


Le président de la République a par ailleurs réagi aux critiques concernant l’accueil de migrants en provenance des États-Unis, qualifiant cette coopération de simple « gentillesse entre partenaires ». Il a précisé que des conditions strictes avaient été fixées, notamment le refus d’accueillir des détenus ou des personnes considérées comme dangereuses.


Dans un ton plus personnel, Félix Tshisekedi a évoqué sa vision du pouvoir et de la transmission institutionnelle. « L’homme politique pense aux prochaines élections mais l’homme d’État pense aux prochaines générations », a-t-il déclaré. Il a assuré qu’il se mettrait à la disposition de son successeur le moment venu, sans jamais recourir à la violence ou aux armes.


Le chef de l’État a également reconnu les difficultés liées à l’insalubrité dans la ville de Kinshasa. Il s’est dit préoccupé par la situation et a annoncé suivre personnellement ce dossier avec le gouverneur de la ville ainsi que de nouveaux partenaires engagés dans l’assainissement de la capitale.


Enfin, Félix Tshisekedi a eu un mot à l’endroit de Fally Ipupa, annonçant son intention de le décorer au nom de la RDC à son retour au pays, après son concert au Stade de France. Le président a confié qu’il aurait souhaité assister lui-même à cet événement si son agenda le lui avait permis.


Paulin Bansanga wa Kayeke

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