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| De gauche à droite, Monsieur Guylain NGELEZA, Responsable du Projet/Banque Mondiale et Benjamin Tuyirambe, le secrétaire général à l’Agriculture. PHOTO DROITS ACTU-SERVICE |
Avant le début de visites de terrain, les membres de cette délégation ont été reçus mercredi 13 mai par le gouverneur de province, Joseph-Moise Kambulu Nkonko. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des activités du programme, les résultats enregistrés ainsi que les difficultés rencontrées dans son exécution.
Au cours de cette audience, l’autorité provinciale a exprimé sa volonté de voir le Kasaï-Central rattraper le retard constaté dans la mise en œuvre de certaines activités prévues dans le cadre du PNDA.
Conduite notamment par le secrétaire général à l’Agriculture, Benjamin Tuyirambe, la mission conjointe Gouvernement–Banque mondiale vise à faire un état des lieux à mi-parcours du programme afin d'accélérer la réalisation des activités avant la clôture de la première phase du programme prévue en 2027.
« Nous sommes là pour voir ce qui a été réalisé et où nous en sommes actuellement. Il y a des résultats, mais aussi des inquiétudes. Nous voulons nous assurer que les activités programmées au Kasaï Central puissent être exécutées à plus de 90 % d’ici la fin du projet », a déclaré Benjamin Tuyirambe.
Après l’audience avec le gouverneur, la délégation s’est rendue sur le terrain pour visiter plusieurs champs communautaires de production des semences, notamment le manioc, le soja, le niébé et d’autres cultures vivrières.
Ces visites ont eu lieu dans les villages de Mbumba et Nkonko Tshiela, où sont aménagés des « champs écoles paysans », destinés à la formation pratique des cultivateurs et à l’amélioration des rendements agricoles.
À Mbumba, les membres de la mission ont également organisé une séance de sensibilisation sur la reproduction et la conservation des semences afin de permettre aux agriculteurs de pérenniser les acquis du projet.
Dans les deux villages visités, plusieurs cultivateurs ont cependant dénoncé le retard dans l’acheminement des semences, estimant que celles-ci arrivent souvent tardivement par rapport au calendrier agricole.
Les bénéficiaires ont également évoqué le manque d’outils de travail adaptés, notamment les bottes, salopettes, bêches, houes et machettes, indispensables pour l’entretien des champs communautaires.
Face à ces préoccupations, les responsables du PNDA ont promis de chercher des solutions afin d’améliorer les conditions de travail des agriculteurs et garantir une meilleure exécution du programme sur le terrain.
De son côté, le représentant de la Banque mondiale au sein du projet, a insisté sur l’appropriation communautaire du programme par les populations bénéficiaires. Selon lui, le succès du PNDA dépend avant tout de l’amélioration des conditions de vie des communautés locales grâce à l’augmentation de la production agricole et à la sécurité alimentaire.
Félix Mulumba







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