dans la province du Kasaï-central, La population de Tshimbulu, lance un cri d’alarme face à la menace grandissante qui pèse sur la centrale hydrique de la REGIDESO et sur la route nationale n°40 (RN40). Après une forte pluie tombée le soir du 3 avril, les dégâts se sont aggravés, révélant l’ampleur d’une érosion qui avance dangereusement.
Selon le constat réalisé par Actu-service.net ce samedi 4 avril 2026, l’érosion ne cesse de gagner du terrain, détruisant tout sur son passage et exposant davantage les infrastructures vitales de la ville. La RN40, déjà fragilisée, se retrouve elle aussi menacée, au point de nécessiter une intervention urgente.
Les habitants du quartier Tshimayi vivent dans la crainte permanente. Ils appellent à une action immédiate des autorités locales, provinciales et nationales pour éviter une catastrophe annoncée.
Thérèse Ngalula, une veuve installée le long de la RN40, supplie les dirigeants d’intervenir rapidement :
« Nous n’avons aucune solution si ça ne vient pas des autorités. Pour l’instant, nous sommes au bout, que Dieu fasse sa part », déplore-t-elle.
Jacques Tshimuanga, un autre résident, redoute un effondrement des tuyaux de la REGIDESO, ce qui priverait la ville d’eau potable :
« On engage nos moyens, mais c’est trop limité. Si l’État ne nous accompagne pas, on va le regretter avant la fin de cette saison des pluies », avertit-il, avant d’ajouter :
« Nous avons fait ce que nous pouvons, mais la menace est plus grande que nos efforts. Il faut une action à haut niveau. »
La centrale de la REGIDESO, alimentée par la rivière Tshimayi, est un poumon essentiel pour la région. Elle est indispensable à l’approvisionnement en eau potable, en électricité et à d’autres services vitaux. Sa disparition ou sa dégradation plongerait toute la population de Tshimbulu dans une situation critique.
La RN40, quant à elle, relie la ville au chef-lieu du territoire et mène jusqu’à Mbuji-Mayi, au Kasaï-oriental. Sa détérioration risque d’isoler davantage la zone et de compliquer l’accès aux biens de première nécessité.
Des démarches sont en cours pour recueillir la réaction des autorités locales face à cette situation alarmante.
Gustave Kabeya
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