La République démocratique du Congo a officiellement mis fin, ce jeudi 2 avril 2026, au statut d’urgence nationale lié à l’épidémie de Mpox. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, marquant une étape décisive après plus de trois ans de lutte sanitaire intense.
Déclarée le 16 décembre 2022, l’épidémie avait mobilisé une riposte d’envergure couvrant les 26 provinces du pays. Au total, 419 zones de santé ont été accompagnées par les équipes médicales et les partenaires, permettant d’investiguer près de 125 000 cas suspects, dont plus de 34 000 confirmés. Grâce à l’amélioration de la surveillance, à la prise en charge renforcée et aux campagnes de sensibilisation, le taux de létalité a été réduit à 1,39 %, un progrès majeur salué par les autorités.
Le ministère de la Santé attribue ce succès à une stratégie modernisée, incluant la digitalisation de la surveillance, la décentralisation du diagnostic et l’utilisation des vaccins MVA-BN et LC16-m8. Dr Samuel Roger Kamba a rendu hommage au travail des professionnels de santé déployés sur le terrain, tout en saluant l’appui de partenaires tels que l’OMS, l’UNICEF et l’Union européenne.
Cependant, le gouvernement rappelle que la levée de l’urgence ne signifie pas la disparition totale du virus. Le Mpox continue de circuler dans certaines zones, et le risque de résurgence demeure réel. Les autorités appellent ainsi à maintenir la vigilance communautaire, à renforcer les mesures de prévention et à poursuivre la surveillance épidémiologique.
Cette transition marque le passage d’une gestion d’urgence à un système de résilience sanitaire, visant à intégrer les acquis dans une approche durable. « La sécurité sanitaire doit rester au cœur de la souveraineté nationale », insistent les autorités, qui encouragent les populations à adopter des comportements responsables pour éviter toute nouvelle flambée.
Pour la RDC, cette déclaration représente une victoire importante, mais aussi un rappel que la lutte contre les épidémies reste un défi permanent.
Paulin Bansanga Wa Kayeke
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