الثلاثاء، 7 أبريل 2026

Crise à l’Est, opposants détenus, polémique migratoire, bilan mitigé de Suminwa : la RDC sous pression

Deux ans après son arrivée à la tête du gouvernement, le bilan de Judith Suminwa apparaît mitigé, selon CONGO NOUVEAU. Si des progrès sont relevés, notamment dans la stabilisation de certains indicateurs macroéconomiques et la relance de quelques projets d’infrastructures, ces avancées demeurent fragiles face à des défis structurels persistants. L’insécurité dans l’Est du pays continue notamment de peser lourdement sur le quotidien des populations, malgré les efforts militaires et diplomatiques engagés.


Face aux diplomates, la Première ministre a réaffirmé sa stratégie pour faire de la RDC une destination plus attractive pour les investisseurs. Selon LA PERCÉE, Judith Suminwa a reçu, mardi, un groupe d’ambassadeurs représentant l’Afrique, l’Europe, l’Asie et l’Amérique. Au cœur des échanges : l’amélioration du climat des affaires, considérée comme une priorité commune entre le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux.


Par ailleurs, des chiffres alarmants ont été révélés par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya. Il a présenté un rapport détaillé sur les exactions commises à Uvira entre décembre 2025 et janvier 2026, période d’occupation attribuée à l’armée rwandaise et à ses supplétifs. Selon ce document, relayé par INFOS27, le bilan fait état de plus de 1 500 morts, de centaines de milliers de déplacés et de milliers de femmes victimes de violences sexuelles, dressant le tableau d’une crise humanitaire majeure.


Ce rapport, renchérit AFRICANEWS, fait également état de la découverte de plusieurs fosses communes, illustrant l’ampleur des pertes humaines. On dénombre notamment trois fosses communes à Mayi ya Moto contenant 115 corps, une à Kilomoni avec 31 corps, ainsi que d’autres sites à Kala, Rutembo et Kaponda.


Dans un autre registre, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) alerte sur la détention d’une quarantaine d’opposants dans des cachots du Conseil national de cyberdéfense (CNC), rapporte FORUM DES AS. Selon ce rapport, ces personnes, issues pour la plupart des partis Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et du PPRD de Joseph Kabila, ont été arrêtées par les services de renseignement et la justice militaire. Certaines sont détenues à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, tandis que d’autres seraient maintenues dans des lieux de détention clandestins.


Sur le plan politique, LE QUOTIDIEN appelle l’UDPS, parti au pouvoir, à se mettre en ordre de bataille en perspective des échéances électorales de 2028. Le journal évoque également les défis à court terme, notamment la gestion d’un éventuel dialogue politique réclamé par l’opposition, avec le soutien de la coalition CENCO-ECC, ainsi que les débats autour d’une possible révision constitutionnelle.


Par ailleurs, le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la MONUSCO, James Swan, a officiellement pris ses fonctions, rapporte INFOS27.


Selon L’AVENIR, le diplomate américain hérite d’une mission complexe, combinant action militaire, diplomatique et protection des civils, dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.


Lors de sa première prise de parole, James Swan, cité par LA RÉFÉRENCE PLUS, a insisté sur le fait qu’il n’existe pas de solution exclusivement militaire à cette crise.


« Les progrès nécessiteront le dialogue, l’engagement régional et la mise en œuvre des engagements déjà pris. La protection des civils restera au cœur de l’action de la MONUSCO », a-t-il déclaré.


Son mandat, souligne ACTU-SERVICE.NET, s’annonce déterminant. Il devra notamment renforcer la protection des civils, soutenir les initiatives de paix, accompagner la stabilisation de l’Est du pays et préparer un désengagement progressif et responsable de la mission onusienne.


S’agissant du projet migratoire entre Washington et Kinshasa, LE POTENTIEL accuse la RDC de compromettre sa souveraineté nationale. Alors que les contours de cet accord restent flous, l’initiative suscite une vague de contestations parmi les acteurs politiques et la société civile, qui dénoncent un manque de transparence et des risques pour un pays déjà confronté à de nombreux défis internes.


Dans le même sens, la coalition LAMUKA et l’ADD Congo dénoncent ce qu’elles qualifient de « trahison ». Dans une déclaration relayée par LA PROSPÉRITÉ, Prince Epenge, porte-parole de LAMUKA, accuse le pouvoir de vouloir « transformer le pays en un camp de réfugiés à ciel ouvert », dans une logique politique liée à un éventuel troisième mandat.


Enfin, EXCLUSIF RDC met en cause le commandement du Service national. Le média accuse le général Kasongo Kabwik de mauvaise gestion, évoquant une précarité persistante des jeunes engagés, des primes impayées et des soupçons d’enrichissement au sommet, dans un dossier qui prend des allures de scandale d’État.



Tapie Lutunu

إرسال تعليق

Educ Infos

Publicités

PARTENAIRES

Banner Actu-Service

Featured Post

نموذج الاتصال

Contactez-nous

Whatsapp Button works on Mobile Device only