Inaugurées avec faste le 29 juillet 2024, les toilettes publiques de Kanzala, dans la commune éponyme de la ville de Tshikapa, étaient présentées comme une avancée majeure pour l’hygiène et le bien-être de la population. Portée par Esther Badibiabia, bourgmestre de la commune et ancienne journaliste, cette initiative visait à offrir aux habitants des installations sanitaires modernes et accessibles.
Mais aujourd’hui, ces toilettes, autrefois saluées comme une réussite, sont tombées dans l’oubli. Transformées en décharge, inaccessibles au public et laissées à la dégradation, elles illustrent un problème récurrent à Tshikapa : l’absence d’entretien et de suivi des infrastructures publiques, malgré les inaugurations officielles et la participation des autorités locales et de la population.
Cet état des lieux révèle que la construction seule ne suffit pas. La durabilité des projets publics nécessite non seulement une maintenance régulière, mais aussi une sensibilisation constante des citoyens pour préserver les biens communs.
La situation interpelle directement les autorités locales sur leur rôle et leur responsabilité dans la gestion des infrastructures publiques. Les habitants, qui avaient accueilli ces toilettes comme un véritable progrès pour l’hygiène quotidienne, se retrouvent aujourd’hui face à un symbole d’efforts vains et de promesses non tenues.
Rappelons que ces travaux avaient été financés par la commune de Kanzala et mis en œuvre sous l’impulsion de la bourgmestre Esther Badibiabia, dans l’objectif d’améliorer le cadre de vie et de renforcer l’hygiène dans la ville. Leur dégradation rapide soulève désormais des questions cruciales sur la planification, l’entretien et la pérennité des projets publics à Tshikapa.
Sadam Kapanda Wa Kapanda
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