La ville de Mwene-Ditu a connu une vive montée de tension ce mardi 17 mars 2026, marquée par la fermeture de plusieurs dépôts appartenant aux opérateurs économiques. À l’origine de ce mouvement de protestation, des griefs liés aux pratiques jugées « rigides et injustifiées » du service générateur des recettes de la Direction Générale des Impôts (DGI).
Selon plusieurs sources sur place, les opérateurs économiques ont décidé de suspendre temporairement leurs activités pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « pression fiscale excessive », exercée sans base légale clairement établie. Cette situation a paralysé une partie des activités commerciales dans cette ville ferroviaire stratégique de la province de Lomami.
Réunis à l’hôtel du Parc, ces acteurs économiques ont exprimé leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme des abus de pouvoir de la part de certains agents de la DGI. Ils exigent notamment le départ du chef de centre, qu’ils accusent de mauvaise gestion et de pratiques non conformes aux textes réglementaires.
Dans leurs revendications, les manifestants demandent également la permutation urgente des agents affectés à cette régie financière, estimant que leur maintien en poste contribue à entretenir un climat délétère entre l’administration fiscale et les contribuables.
« Nous ne refusons pas de payer les impôts, mais nous voulons que cela se fasse dans le respect des lois et des procédures », a déclaré un opérateur économique sous couvert d’anonymat. Une déclaration qui résume le sentiment général des protestataires, soucieux de voir s’instaurer un climat fiscal plus équitable et transparent.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités fiscales locales. Toutefois, cette crise intervient dans un contexte où les recettes publiques sont essentielles pour le fonctionnement des institutions, ce qui rend le dialogue entre les différentes parties d’autant plus crucial.
Face à cette situation, plusieurs observateurs appellent à une intervention rapide des autorités provinciales afin d’apaiser les tensions et de favoriser un cadre de concertation entre la Direction Générale des Impôts et les opérateurs économiques. L’enjeu reste de taille : préserver l’activité économique tout en garantissant la mobilisation des recettes de l’État.
Zephirin Tshimanga Mukadi

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