La Police nationale congolaise (PNC) a interpellé le samedi 14 mars à Kinshasa une jeune fille identifiée sous le nom de Ketshia, accusée d’avoir simulé son propre kidnapping dans le but d’extorquer une rançon à son père, lui-même fonctionnaire de police.
Selon les informations recueillies auprès de la police criminelle, la suspecte aurait organisé cette mise en scène avec la complicité de plusieurs amis. Les présumés ravisseurs avaient exigé une rançon de 5 000 dollars américains auprès de son père. Croyant sa fille réellement en danger, ce dernier avait déjà réussi à réunir 3 000 dollars lorsque les enquêteurs ont découvert la supercherie.
Lors d’un interrogatoire dont la vidéo circule largement sur les réseaux sociaux, la jeune fille a reconnu les faits.
« J’avais besoin d’argent pour commencer un petit commerce. C’est pourquoi j’ai recouru à cette stratégie pour obtenir des fonds », a-t-elle déclaré.
Cette interpellation intervient moins de 48 heures après la mise au point du gouvernement sur la situation sécuritaire à Kinshasa. Le vendredi 13 mars, à l’issue de la 82ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres présidée par le président Félix Tshisekedi, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, avait dénoncé des « rumeurs » faisant état d’une prétendue recrudescence des enlèvements dans la capitale.
Certains observateurs redoutent que ce genre de pratique ne devienne un nouveau mode opératoire de certains jeunes, profitant de la psychose liée aux rumeurs d’enlèvements pour commettre des actes d’escroquerie.
La simulation d’infraction est un délit prévu et puni par le code pénal congolais. La jeune fille et ses complices présumés ont été placés en garde à vue en attendant leur présentation devant le parquet compétent.
Gustave Kabeya

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