Kasaï : Grève de 30 jours des agents de santé pour dénoncer sept mois d’arriérés de salaires


La situation sanitaire dans la province du Kasaï est en passe de devenir critique, suite à la décision des agents et cadres du secteur de la santé d’entamer une grève sèche de 30 jours, à compter du jeudi 19 mars 2026. Cette décision a été prise par la coordination intersyndicale des professionnels de santé, après plusieurs mois de tensions et de tentatives de dialogue restées sans réponse.


Les raisons de cette grève sont claires et graves : les agents de santé dénoncent l’accumulation de sept mois d’arriérés de salaires, une situation qui est jugée insupportable par le personnel. Jean Mekanda, le président de la coordination intersyndicale, a fait part de son mécontentement lors d’une conférence de presse, soulignant que toutes les démarches entreprises auprès des autorités provinciales n’avaient donné lieu à aucune solution concrète.


« Nous avons fait preuve de patience et de responsabilité. Mais aujourd’hui, nous sommes contraints d’agir pour faire entendre notre voix », a-t-il déclaré, exprimant ainsi le ras-le-bol général qui touche l’ensemble des agents de santé de la province. Pour eux, cette grève est désormais le seul moyen d’attirer l’attention des autorités sur leur détresse.


Le mouvement de grève est prévu pour durer jusqu’au 19 avril 2026 et affectera l’ensemble des structures sanitaires de la province. Une telle paralysie du secteur de la santé pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l’accès aux soins pour une population déjà fragilisée par des conditions de vie difficiles. La grève survient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont déjà insuffisantes pour répondre aux besoins croissants de la population.


Les observateurs craignent que cette grève n’aggrave encore la situation sanitaire dans des zones particulièrement vulnérables. L’absence du personnel soignant pourrait entraîner une augmentation du nombre de patients non pris en charge, et mettre ainsi en danger la vie de nombreux citoyens, notamment ceux souffrant de maladies graves ou d’urgences.


La balle est désormais dans le camp des autorités provinciales et nationales. Il est urgent qu'elles réagissent rapidement pour éviter une détérioration plus grave du système de santé, et apporter une solution durable à cette crise qui met en péril la santé publique dans toute la province du Kasaï.


Jovani Pasua Buloba

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