La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Demba, dans la province du Kasaï-Central. En moins d’une semaine, au moins trois personnes ont été tuées dans différents villages, tandis que plusieurs maisons ont été incendiées, poussant de nombreuses familles à fuir leurs habitations pour se réfugier dans la brousse.
Dans une interview accordée à Actu-service.net, la Coordination de la Nouvelle Société Civile Congolaise du territoire de Demba, une structure citoyenne dirigée par Marcel Masanka, condamne avec la plus grande fermeté cette recrudescence des actes criminels qui sèment la peur au sein de la population.
Selon cette organisation de la société civile, plusieurs incidents graves ont été enregistrés ces derniers jours. Le mercredi 11 mars 2026 vers 21 heures, un ancien directeur de l’école primaire EP3 Demba a été tué par des jeunes du village Nyemba, dans le secteur de Diofwa. Après ce drame, aucune intervention rapide des autorités n’aurait été signalée, ce qui a accentué la panique au sein de la population locale.
Dans la même vague de violences, un jeune garçon connu sous le nom de Marcel Ntumba a également été tué. À la suite de ces événements, plusieurs maisons ainsi que des biens de la population ont été incendiés, aggravant davantage la détresse des familles affectées.
Par ailleurs, le jeudi 12 mars 2026, une dame veuve a été abattue en pleine brousse dans le village Tshikombo, situé dans le secteur de Muanza Ngoma, groupement Lomba. Selon les informations recueillies, la victime aurait été tuée pour avoir déterré quelques carottes de manioc dans un champ afin de survivre à la famine.
Le même jour, un jeune enseignant a également été poignardé à mort dans le village Tshinanga, dans le secteur de Tshibungu, groupement Ndumbi wa Tshiamala.
Face à cette série de drames, la Nouvelle Société Civile Congolaise de Demba appelle les autorités judiciaires et sécuritaires à agir avec urgence et fermeté. La structure exige l’ouverture d’enquêtes approfondies afin que les auteurs de ces crimes soient identifiés et traduits en justice.
Son coordonnateur Marcel Masanka insiste sur la nécessité d’une réponse judiciaire rapide pour restaurer la sécurité et protéger les populations locales confrontées à cette vague de violences.
Paulin Bansanga Wa Kayeke


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